Flotille de la liberté attaquée, rassemblement à Lyon ce lundi à 18h30 à l’Opéra

Posté par lyon2enlutte le 31 mai 2010

Israël : une fois encore, le mépris de la vie
Israël attaque la flottille de la liberté, en tuant et en blessant…
Le dernier bilan fait état de 19 morts et 36 blessés

- Pour protester contre l’acte de barbarie israélien contre la flottille humanitaire non violente qui se rendait à Gaza !

- Pour exiger la libération de tous les emprisonnés et l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza !

- Pour exiger l’intervention immédiate du gouvernement français et la protection de nos camarades embarqués sur le bateau grec !

- Pour exiger une protection internationale de toute la flottille !

- Pour exiger la levée totale du blocus de Gaza !!

- Pour exiger des sanctions contre Israël !!

Rassemblement ce lundi 31 mai, à 18h30Devant l’Opéra Place de la Comédie LYON 1er

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
Maison du Peuple. 147, avenue du Général Frère. 69008 LYON
courriel : palestine69[at]orange.fr
site Internet
tel : 06 01 91 52 18.

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Etrange rafle place du pont

Posté par lyon2enlutte le 28 mai 2010

Il est 14h45 quand des fourgons de flics arrivent simultanément par tous les accès de la place Dupont. Immédiatement, les agents, en uniforme et en civil, se déploient, bloquent les rues, les barrent d’un ruban rouge et blanc, et commencent à contrôler des identités à l’intérieur du périmètre.

Si on essaie de sortir, un flic détendu et poli, mais le taser à la main, conseille de prendre son mal en patience. L’opération, dit-il, va durer une demi-heure.

Dans le périmètre assez large où on se retrouve bloqué-es, pas tant de gens que ça, finalement. En comparaison, celles et ceux qui s’attroupent derrière les barrières – symboliques, mais bien défendues par des flics en masse – semblent plus nombreux.

À un bout de la place, une fille crie et se débat. Elle est embarquée… Et un flic dit à ses collègues : « Rébellion pour celle-là. Elle m’a mis deux coups de poing ». Quelques jeunes, à l’extérieur du périmètre, engueulent les flics : « Si ça avait été à ma sœur, que tu avais fait ça… »

Une flic, qui semble faire un peu médiatrice, dit que l’action coup de poing a été ordonnée par le procureur. Suite à des plaintes des riverains, précise-t-elle.

Il semble qu’on puisse sortir par la grande rue de la Guillotière, en montrant ses papiers. Il se raconte aussi que les flics perquisitionnent des bâtiments rue Paul Bert. Mais dans l’ensemble, sur la place, il ne se passe pas grand chose. En tout cas, aucun contrôle systématique.

Et puis, au bout d’une demi-heure montre en main, les flics enlèvent leurs rubans, et remontent dans leurs voitures. En deux minutes, ils ont tous disparus.

Difficile de comprendre le but de cette rafle. S’il semble qu’aucun-e « blanc-he » ne se soit fait contrôler, finalement seulement un petit pourcentage des personnes « racisées » ont dû montrer leurs papiers. Une chasse aux sans-papiers aurait été menée différemment. S’il s’agissait d’une chasse aux dealers, ou même aux revendeurs de clopes au black, elle était aussi particulièrement inefficace, n’importe qui aurait eu le loisir de se débarrasser de toute marchandise interdite…

Alors quoi ? Une manière de montrer aux pauvres qu’on les surveille ? De faire peur aux un-es, d’habituer les autres à des opérations particulièrement musclées de maintien de l’ordre ? À Lyon plus que dans d’autres grandes villes, on a été assez épargné-es par les rafles, ces dernières années. Mais si le but de l’opération de cette après-midi était de donner un signal fort, il nous appartient de comprendre ce signal de notre façon à nous, et de nous organiser pour la prochaine fois.


Le texte du tract :

Nouvelle rafle à la Guill’

Mercredi 26 mai 2010.
Il est 14h45 quand des fourgons de flics arrivent simultanément par tous les accès de la place du Pont (place Gabriel Péri).
Immédiatement, ils se déploient, bloquent les rues, les barrent d’un ruban rouge et blanc, et commencent à contrôler desidentités à l’intérieur du périmètre.
Sur le côté de la place une fille crie et se débat.
Elle est arrêtée pour rébellion.
Deux personnes sans papiers seront aussi embarquées.
Une demi heure plus tard, montre en main, les flics remontent dans leurs voitures, en deux minutes ils auront tous disparu.
Mais pour combien de temps ?

Le même genre de rafle a déjà eu lieu à la Guillotière.
En décembre 2008, la place avait été bloquée pendant plus d’une heure, et toutes les personnes s’y trouvant avaient été contrôlées.
Mais personne ne réagit. On rentre chez soi. On montre ses papiers quand on nous les demande. On détourne le regard devant une arrestation trop musclée…
Et on manifeste trois fois par an avec les syndicats, on expose les banderoles des partis, mais on se garde bien de réagir quand les flics envahissent nos quartiers, qu’ils raflent dans les foyers Sonacotra ou quand un jeune se prend 7 balles pour une voiture volée.

Mais quand est-ce qu’on va réaliser que ce sont les mêmes flics qui patrouillent dans les collèges et qui abattent des voleurs ?
Les mêmes qui enferment des sans papiers et qui vident les usines des grévistes ?

Mais quand est-ce qu’on va réagir ?
N’attendons plus le mot d’ordre des partis et syndicats.
Luttons par nous-même.

Source + reportage sonore 

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27 Mai à Lyon : grève et manifestation interprofessionnelle !

Posté par lyon2enlutte le 26 mai 2010

 

 

EMPLOI, SALAIRE, RETRAITE : CE N’EST PAS A NOUS DE PAYER LEUR CRISE !

Le gouvernement prépare une grave remise en cause de nos droits à la retraite. Refusant de s’attaquer aux profits faramineux des actionnaires, il entend faire payer les salarié-e-s : remise en cause de la retraite à 60 ans, forte diminution des pensions, voilà le projet du gouvernement et du patronat ! Surfant sur la « crise grecque », ils annoncent un plan de rigueur, c’est-à-dire d’autres attaques contre les salarié-e-s, les retraité- e-s, les chômeurs/ses, les jeunes, … pour maintenir et même grossir les bénéfices des entreprises et la richesse des plus riches !
Rendez-vous à 10h30 à la manufacture des tabacs

Emploi, salaires, retraite : tous mobilisés, rassemblés et exigeants !

Gouvernement et patronat s’attaquent à nos droits à la retraite

Ils affirment que c’est inéluctable pour deux raisons : l’espérance de vie augmente, il y a de plus en plus de retraité-e-s, et il n’y a pas d’argent pour financer le système de retraite. Ils mentent.

L’augmentation de l’espérance de vie est un phénomène très progressif mais qui dure depuis des siècles ; ça n’a rien d’exceptionnel aujourd’hui. N’est-ce pas le sens de l’histoire, du progrès humain, que de bénéficier de quelques années supplémentaires de retraite, si nous vivons un peu plus vieux qu’auparavant ? Sans oublier toutes celles et tous ceux qui meurent au travail ou usé-e-s par le travail, et n’atteignent pas la retraite… En 2000, 2 salarié-e-s cotisaient pour 1 retraité-e. En 2040, il n’y aura qu’1,25 salarié-e pour 1 retraité-e. Certes, mais chaque salarié-e de 2040 produira, pour le même temps de travail, autant que 2 salarié-e-s de 2000. Il y a donc largement de quoi payer les cotisations d’1 retraité-e, et aussi augmenter les pensions, les salaires, diminuer le temps de travail.

Il n’y a pas de problème des retraites ! Il y a l’urgence d’une autre répartition des richesses !

Dans le système économique en place, la répartition des richesses produites collectivement est totalement injuste. Une partie de ce que qui est produit par celles et ceux qui travaillent leur est volée, pour enrichir les actionnaires. Quand le mouvement social est faible, le patronat est plus fort. Ainsi, ces dernières années, l’inégalité de la répartition des richesses produites s’est encore renforcée, au profit des actionnaires, au détriment des salarié-e-s.

De l’argent, il y en a !

Le Conseil d’Orientation des Retraites estime qu’en 2050 le besoin de financement des ré- gimes de retraite serait de 115 milliards d’euros. Mais le Produit Intérieur Brut sera alors supérieur à 3 800 milliards d’euros ; soit 1 900 milliards de plus qu’aujourd’hui. Et ce serait difficile de trouver éventuellement 115 milliards pour nos retraites, dans ces 1 900 milliards supplémentaires ? Rappelons que le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40, uniquement pour les années 2007 à 2009, c’est … 212 milliards d’euros !

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Nouveau portail d’info : Lois sauvages

Posté par lyon2enlutte le 23 mai 2010

https://loissauvages.rebellyon.info/

 

Ce site est l’expression d’une volonté de lutter contre les centres de rétention administrative (CRA), ces prisons pour étranger·e·s dont on ne sait que peu de choses. Lutter contre les CRA signifie avant tout les faire connaître, relayer ce qui se passe à l’intérieur mais également autour (tout le processus de l’arrestation/rétention/expulsion), soutenir celles et ceux qui subissent ce système d’exclusion et décident de résister etc.

Le but de ce site est donc de rassembler de la doc sur les luttes de personnes avec et sans-papiers à l’encontre de ce système xénophobe et de laisser s’exprimer en priorité celles et ceux qui subissent cette idéologie. La réappropriation de l’information à ce sujet n’est qu’un outil dans la lutte, afin de pouvoir contrer aussi bien les discours que les actions. Ainsi, il sera possible de trouver aussi bien des aides juridiques, des témoignages audio et écrits que des réflexions plus approfondies sur l’idéologie nationaliste et xénophobe sur laquelle se base ce système.

Même si l’idée d’enfermement est déjà à combattre en soi, la spécificité des CRA provient de la situation particulière qu’est la rétention « administrative » dans le sens où il ne s’agit pas de soustraire un·e individu·e à la société à cause du risque qu’il ou elle ferait courir à la société mais parce qu’être en France et être Français·e signifie avant tout avoir un bout de papier qui l’atteste. Le débat sur l’identité nationale n’est qu’une justification pour légitimer ces bouts de papiers qui régissent nos vies. Tant que chacun·e ne sera pas libre véritablement de choisir sa vie, son lieu de résidence et les projets qu’il ou elle veut mettre en place, cette lutte restera une lutte de première nécessité.

Lois sauvages.

 

 

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NON à L’EXCLUSION DE L’INDEMNISATION de plus d’un million de demandeurs d’emploi !

Posté par lyon2enlutte le 21 mai 2010

___________________________________

___________________________________
Signataires de l’appel :
Syndicat CGT Privés d’Emploi et Précaires
(31 rue Quivogne -- 69002 Lyon -- 06 30 01 91 79 -- pepsy.cgt69@wanadoo.fr)
_________
Collectif Vaudais Privés d’Emploi et Précaires
(9 Place Guy Môquet -- 69120 Vaulx-en-Velin -- 04 37 45 09 93 -- collvau@free.fr)
_________
AC!-Rhône
(13 rue Paul Lafargue -- 69100 Villeurbanne -- 04 78 84 38 51 -- acrhone@no-log.org -- www.acrhone.lautre.net)

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Pour le retrait des plaintes contre les 7 du Mirail

Posté par lyon2enlutte le 21 mai 2010

Du 2 février au mois de juin 2009, un important mouvement contre des réformes imposées sans concertation a soulevé, ensemble, personnels enseignants, chercheurs, Biatoss et étudiants de la plupart des universités françaises, dont la nôtre.Après des convocations au commissariat au cours de l’été 2009, sur plainte de la direction de l’université, sept étudiants ayant participé, parmi des centaines d’autres, à ces événements sont accusés de « vols » et de « dégradations ». Ils passent en procès le 24 juin 2010, et risquent de trèslourdes peines, « pour l’exemple ».Nous sommes étudiants, enseignants, chercheurs, Biatoss, travaillant sur les différents sites de l’université de Toulouse -- Le Mirail. Quelle que soit notre opinion sur les faits en question et leur exactitude (ou plus généralement sur le mouvement de l’année dernière), nous n’acceptons pasqu’une université, qui a déjà requis l’intervention des forces de l’ordre à l’intérieur du campus, poursuive en justice certains de ses étudiants, connus et identifiés par leur engagement militant, pour des événements ayant eu lieu dans le cadre d’un mouvement social, national et massif.
Nous demandons le retrait immédiat et inconditionnel des plaintes déposées à l’encontre de ces étudiants.

Comité de soutien personnels-étudiants aux sept inculpés du Mirail.

Nous appelons les étudiants, enseignants, chercheurs, Biatoss des universités françaises, et toute personne de bonne volonté, à se joindre à cette demande.

SIGNEZ LA PÉTITION !

Fédération Syndicale Etudiante 

--> section de Lyon

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Colloque international et pluridisciplinaire « Afriques au Figuré, images migrantes »

Posté par lyon2enlutte le 20 mai 2010

Le 5 juin prochain, l'Université Lyon 2-CREA et le Musée des Confluences
organisent un Colloque international et pluridisciplinaire, « Afriques
au Figuré, images migrantes », qui rassemblera de grands noms de
l'anthropologie dont vous avez souvent entendu parler en cours!

L'entrée est libre; n'hésitez pas à faire circuler largement cette
information.

 Lire la suite... »

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Deux ans du Centre Social Autogéré de la Croix-Rousse ! (CSA X-Rousse)

Posté par lyon2enlutte le 17 mai 2010

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Rencontre critique autour de la Révolution Bolivarienne

Posté par lyon2enlutte le 17 mai 2010

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L’UNI change de nom pour mieux préparer 2012

Posté par lyon2enlutte le 5 mai 2010

Le syndicat étudiant de droite se mue en « Mét », moins marqué UMP. Mais des militants dénoncent une décision de l’Elysée.

Un stand UNI lors d'un  meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon (Alexandre Rassaërt/Wikimedia  commons)

C’en est fini de l’UNI, le principal syndicat des étudiants de droite. Près de 41 ans après sa création (en février 1969, sous l’impusion du SAC, la police parallèle gaulliste, qui cherchait alors à combattre la « subversion gauchiste » à l’université), il ne présentera plus de liste aux élections des représentants étudiants. Le bureau national a annoncé qu’il ne serait plus qu’une « boîte à idées », fondue au sein d’un nouveau « Mouvement des étudiants » (Mét), regroupant d’autres associations.

Le but affiché est de créer un véritable contrepoids à l’UNEF ; les dirigeants du Mét jurent que le cordon ombilical avec l’UMP est désormais coupé.

Une volonté d’ouverture « centrée sur les étudiants »

Un logo gris et rose tendance, un nom à la calligraphie arrondie, le Mét impose sa rupture. Rémi Martial, futur président de l’organisation, entend bien insuffler un vent nouveau à la droite étudiante. Il rêve de créer une dynamique qui permettrait aux étudiants de droite d’être entendus. L’ancien numéro 2 de l’UNI s’explique :

« Avec le mouvement anti-CPE en 2006, nous avons réalisé que seul l’UNEF, premier syndicat étudiant de France, de gauche, arrivait faire entendre sa voix dans le débat. Il est nécessaire de mettre un terme à ce déséquilibre. »

L’UNI ne sera pas seul à se lancer dans l’aventure. Dans un communiqué de presse publié le 19 janvier, l’organisation étudiante annonce l’adhésion de 19 autres associations étudiantes au Mét. Rémi Martial justifie ce choix :

« L’UNI n’est que la troisième association étudiante, il est donc difficile d’avoir des élus au conseil d’administration des représentants. Les petites organisations qui nous ont rejoints sont dans la même situation. Nous avons ainsi choisi d’opérer une ouverture vers toutes celles qui sont en accord avec les valeurs de droite et du centre. Mais notre initiative est centrée sur les étudiants. On a nos idées, nos valeurs, mais nous ne sommes pas partisans. »

Pascal Ellul, président de la section Rhône-Alpes de l’UNI et bientôt membre du bureau national du Mét, a reçu la décision avec plaisir :

« Fédérer l’UNI à d’autres organisations est très intéressant, cela annonce un renouveau du débat étudiant. Nous en avons besoin, car l’UNI n’arrivait pas à franchir le cap des élections. »

« Nous ne prendrons pas nos ordres rue de la Boétie »

C’est à l’UNI que de nombreux dirigeants de l’UMP, de Copé à Sarkozy, en passant par Fillon, ont fait leurs premières armes militantes. Pourtant, le Mét c’est aussi -du moins officiellement- une rupture politique avec le grand parti frère. Rémi Martial tient à le préciser :

« Nous voulons nous affranchir de tout parti politique. Pour beaucoup, l’UNI a l’image d’une organisation qui est en parfait accord avec le gouvernement. Cela a découragé certains jeunes de nous rejoindre, nous souhaitons donc être indépendants de l’UMP. Nous ne prendrons pas nos ordres rue de la Boétie. »

A écouter certains militants de l’UNI, cependant, l’opacité qui a accompagné la création du Mét est louche. Pour dénoncer ce qui, selon lui, est une vaste hypocrisie, Kevin Gontier, président de la section de Tours, a fait sécession. En concertation avec son bureau, il a créé l’UNI-SU :

« Le bureau national de l’UNI a dévoilé la création du Mét aux bureaux locaux le 19 décembre, alors que les Jeunes populaires [la section jeune de l'UMP] avaient été prévenus dès le 29 novembre, c’est-à-dire avant nous ! Pourquoi nous avoir prévenus si tard ? »

Contactée, la direction des Jeunes populaires, qui déclare « prendre acte » de la création du Mét, n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet.

Un ancien responsable Jeune pop » comme président

Dans les rangs de l’UNI, l’identité du futur président du Mét fait aussi jaser. Selon un ancien militant de l’UNI, encore proche de l’organisation et souhaitant garder l’anonymat, l’impartialité de Rémi Martial est très discutable :

« Rémi Martial a toujours été célèbre au sein de l’UNI pour s’aligner sur la politique de l’UMP. Il a en plus été responsable départemental des jeunes UMP (RDJ) d’Eure-et-Loir ! Pourra-t-il, dans ce cas, être vraiment indépendant du parti qu’il soutient ? Il faut vraiment être naïf pour le croire. »

Ce même ancien militant de l’Uni fait remarquer que le futur chef du Mét fait partie de plus de 15 groupes de soutien à l’UMP différents sur Facebook.

Rémi Martial se défend de tout copinage avec l’Elysée :

« Comme l’UNI est associée avec l’UMP, je suis allé voir Xavier Bertrand [un autre ancien de l'UNI, ndlr], par politesse, pour lui expliquer notre intention d’être dissocié de tout parti politique. »

D’après le futur numéro un du Mét, le secrétaire général de l’UMP s’est montré « interloqué ». La création du Mét a pourtant l’air d’enthousiasmer Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP :

« Cette organisation va enfin permettre un pluralisme des opinions au sein des universités. Nous aurons enfin une alternative à l’UNEF, écrasement minoritaire mais qui est le seul qui se faisait entendre jusque-là. »

Le Mét, produit de l’UMP

Kevin Gontier ne décolère pas. Selon lui, l’UMP a fait pression sur l’UNI pour créer le Mét :

« Quand Rémi Martial est venu nous annoncer sa création, il nous a dit que l’UNI n’avait pas le choix, car l’UMP menaçait de lui supprimer ses subventions ! »

L’UNI étant un mouvement associé à l’UMP, il reçoit chaque année un pécul important de la part du parti au gouvernement. « L’UMP finance environ 75% du budget de l’UNI », prétend Kévin Gontier. Contacté à plusieurs reprises dans le but de vérifier ces chiffres, l’UMP n’a jamais répondu.

Rémi Martial dément avoir tenu de tels propos. Gabriel Alibert, futur trésorier du Mét, le soutient :

« Nous n’accepterons aucun argent de l’UMP. Nous financerons notre organisation avec les subventions accordées par l’Etat au prorata du nombre d’élus CNOUS et CNESER. »

Logo du MétDe son côté, le futur président du Mét est catégorique : le Mét a financé sa création de manière indépendante, jusqu’au logo. Selon lui, ce sont des militants qui ont créé celui-ci, mais accompagnés de spécialistes de quelques agences de presse.

Objectif 2012 ?

Un étudiant Jeune pop » souhaitant rester anonyme émet une autre hypothèse : deux ans avant les élections présidentielles, la création du Mét va assurer la présence de l’UMP sur les campus :

« Au moment des présidentielles, en 2007, l’UMP avait créé UMP-Campus et UMP-Fac. Ces antennes des Jeunes pop » sur les campus n’ont jamais rencontré de succès. Les Jeunes pop » sont réticents à adhérer à l’UNI, qui porte une image de droite dure.

A l’approche de 2012, j’ai l’impression que l’UMP a voulu prendre le contrôle des étudiants de droite sur les campus : il est certain que beaucoup de Jeunes pop » vont rejoindre le Mét, et en campagne électorale, il s’aligneront forcément sur l’UMP. »

 

http://www.rue89.com/2010/01/24/luni-change-de-nom-pour-mieux-preparer-2012-134896

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