Forum étudiant, GUD: la petite agitation nationaliste dans les facs

Posté par lyon2enlutte le 5 mai 2010

C’est le scrutin phare du syndicalisme étudiant. En mars-avril 2010 on vote dans les facs pour désigner les représentants aux Crous.  Et il faut bien dire que depuis l’autodissolution du RED- Rassemblement des Etudiants de droite- l’an passé, l’extrême droite étudiante brille surtout par son absence des campus. Quelques petits autocollants de l’Action Française étudiante (AFE) ici ou là, rien de plus.

Pour autant l’arrivée des élections aux Crous semble stimuler quelques ardeurs militantes. C’est ainsi qu’à Bordeaux, une nouvelle organisation baptisée Forum étudiant, qui s’est distinguée il y a quelques jours par ses tags “la fac aux Français” dans les locaux universitaires, compte déposer une liste pour la région Aquitaine.”L’opposition nationale,que les journalistes appellent l’extrême droite, s’est totalement effacée des campus. Du coup, certains nationalistes, faute de structure, pensaient pouvoir agir au sein de l’UNI [syndicat étudiant proche de l’UMP]. On ne peut faire perdurer cette équivoque” explique Stéphane Valier, porte-parole du Forum étudiant qui ajoute: “l’UNI c’était Chirac, maintenant c’est Sarkozy (…) La seule véritable orga dont on ait envie de se sentir proche c’est le FN. La quasi totalité de nos militants y a au moins passé au six mois, même si il n’y a aucun rapport organique entre le FE et le FN, seules existent des passerelles individuelles”.
Le Forum étudiant revendique à Bordeaux une quinzaine de “vrais” militants actifs- “il faut douze noms pour la liste Aquitaine et elle est bouclée, on les a”, poursuit M. Valier qui précise avoir des relais à Agen (Lot-et Garonne), Périgueux (Dordogne) et Pau (Pyrénées-Atlantiques) – et une capacité de mobilisation d’une centaine de sympathisants. Il entend faire campagne sur trois grands axes programmatiques: l’application de la préférence nationale à l’Université- “il faut limiter le nombre d’étudiants étrangers pour éviter que la fac ne devienne une filière d’immigration clandestine”, indique cette organisation qui veut “conditionner l’accessibilité aux études des étudiants étrangers à un engagement de retour dans leur pays d’origine”; ensuite, la “réforme intellectuelle et morale de l’Université” avec “la remise à l’honneur des valeurs d’autorité et la suppression des IUFM” qualifiés de “sectes soixante huitardes”. Enfin, l’opposition à la “massification” des études à l’Université car, déclare M. Valier, “il vaut mieux travailler à 20 ans qu’à 35″.

Dans le microcosme de l’extrême droite aquitaine, le FE dit entretenir des relations fortes avec Egalité et Réconciliation, l’association d’Alain Soral, à laquelle renvoie d’ailleurs un “lien ami” sur le site internet du Forum étudiant- “il y a une solidarité exprimée avec EetR Aquitaine” indique Stéphane Valier- mais aussi le FNJ et Dies Irae. Dies Irae-”jour de colère” en latin- est une association bordelaise présidée par Fabrice Sorlin, ancien candidat du FN  dans la 7e circonscription de Gironde lors des législatives de 2007, qui se définit comme “un mouvement politique social, enraciné, patriote et altereuropéen”. ” Ce mouvement qui a deux ans d’existence a fait le choix de l’implantation locale via le monde associatif plutôt que de la politique politicienne”,  ajoute M. Sorlin. Dies Irae qui s’est doté d’un local à Bordeaux propose “des actions de formation, des cours de sport et des distribution de café et gâteaux aux pauvres de la ville”. “Le Forum étudiant bénéficie de notre soutien, des financements que l’on peut avoir, et de notre implantation”, indique M. Sorlin par ailleurs président de l’association Alliance Europe-Russie car “Poutine est le seul à ne pas suivre l’idéologie cosmopolite que nous imposent Washington et le Royaume-Uni”.

Quant au Bloc identitaire, mouvement d’extrême droite implanté à Bordeaux, son coordinateur régional, Christophe Pacotte, assure que “le Bloc n’a pas de militants, ni à l’UNI, ni au Forum étudiant. A la fac de Bordeaux, il y a eu quelques incidents, notamment des graffitis mais il n’y a pas de problème entre l’UNI et le Forum étudiant. Le Bloc n’a pas de militants, ni à l’UNI, ni au Forum étudiant, ni ailleurs. C’est vrai que nous connaissons bien les gens de l’UNI, pour des raisons d’ordre plus sociologiques : certains ont été chez les scouts ensemble. […] Pour l’instant, on n’a pas de structure spécifique pour les étudiants, on va plutot travailler sur les lycées.” Bruno Vendoire, un des responsables nationaux du Bloc nie, quant à lui, toute velléité d’incursion du Bloc sur le terrain des facs : “Nous ne nous investissons pas du tout dans les organisations étudiantes “. De son côté Stéphane Valier, porte-parole du FE indique, lui: “Les identitaires sont intéressés par notre démarche, sans l’être. Que certains de nos adhérents soient aux Jeunesses Identitaires, cela se peut très bien”.
A Paris, l’autodissolution – pour des dissensions internes- du RED, a laissé une place vide. Notamment dans le “bastion” de l’extrême droite étudiante, l’université d’Assas, à Paris. C’est dans cette fac qu’en 1968, Gérard Longuet et Alain Robert ont lancé le GUD . Ceux qui se surnommaient “les Rats noirs” avaient fait leur spécialité des actions très violentes, notamment contre les étudiants de gauche et d’extrême gauche. C’est aussi à Assas que le RED a été lancé en 2004. Ce dernier n’a cependant jamais eu l’aura de son prédécesseur.
Orpheline de structure stable, la droite étudiante radicale parisienne a d’ailleurs pratiquement disparue  jusqu’au mois de novembre-décembre. Une information évoquant une re-création du GUD par un dénommé Edouard K. est parue dans l’hebdomadaire d’extrême droite Minute. Ce jeune homme inscrit à Assas, et fils de Gudards, a des liens privilégiés avec les générations qui l’ont précédées à la tête de ce qu’ils désignaient comme “le groupuscule des dieux”. Il s’est notamment fait remarquer par son activisme lors du 9 mai, journée de commémoration rituelle de l’extrême droite radicale à Paris, en étant dans le staff d’organisation devant l’église intégriste Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Si, par ailleurs, on le voit semble-t-il très peu en amphi et en cours, il déploie une grande énergie dans les couloirs de la fac à recruter dans le but d’une éventuelle liste pour les élections au Crous. Des bruits courent également sur une tentative semblable à Poitiers. Ce qui fait prendreà Stéphane Valier du Forum étudiant de petites distances: “Nous (le FE), nous ne cherchons pas à faire la Une de la rubrique faits divers. On n’est pas des bastonneurs d’université”.

Reste qu’en dépit de l’activisme déployé par Edouard K., à Assas, c’est toujours le calme plat… à part dans les toilettes pour hommes où une main hardie et téméraire a dessiné ces quelques graffitis, siglés « GALE », groupe inconnu dont on ne sait à ce jour si l’auteur est un plaisantin ou un  futur néo-gudard.
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http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/25/forum-etudiant-gud-la-petite-agitation-nationaliste-dans-les-facs/

 

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UNIVERSITÉ : LYON 2 OBTIENT LA PALME DE LA RÉUSSITE

Posté par lyon2enlutte le 5 mai 2010

 

Selon une étude publiée par le ministère de l’Éducation Nationale, presque 60% des étudiants décrochent leur licence en trois ans. Le meilleur taux de France.

UNIVERSITÉ : LYON 2 OBTIENT LA PALME DE LA RÉUSSITE dans Actus batiment-europe

 

La grande université lyonnaise lettres et sciences humaines a beau être souvent décriée, c’est dans ses murs que les étudiants ont le plus de chance de décrocher leur licence en trois ans. De fait, Lyon 2 occupe le haut du podium selon une note d’information publiée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Ce document indique la part des diplômés en trois ans parmi les inscrits dans chacune des universités de France.

Les statisticiens du ministère ont travaillé sur la cohorte des inscrits en première année de licence en 2004. Ils ont étudié cette réussite selon trois méthodes : la réussite des étudiants selon l’université dans laquelle ils se sont inscrits en première année quelle que soit leur parcours ultérieur. La réussite, selon des étudiants, selon l’université, où ils se sont inscrits en troisième année. Enfin, le succès de ceux qui ont effectué tout leur parcours de licence dans la même université. De ce point de vue, Lyon 2 est la mieux placée en France avec un taux de réussite de 59,5%. Elle obtient aussi l’un des meilleurs scores (49,6%) selon la première méthode de calcul, juste derrière Poitiers (40,7%).

Sur les 80 universités du territoire, le taux de réussite varie du simple au triple. Lyon 2 se situe loin devant les autres universités lettres et sciences humaines à Nancy, Nantes ou Rennes.

Sur l’ensemble, les universités parisiennes sont bien mal placées : ainsi, seulement 12,5% des inscrits à Paris 6 décrochent leur diplôme en trois ans.

Comme explication, les campus réputés évoquent « la fuite de leurs étudiants de première et de deuxième année vers les grandes écoles ». Les deux autres universités lyonnaises ne s’en sortent pas trop mal.

À Lyon 3, parmi les étudiants qui restent trois ans, 41,6% décrochent leur diplôme. À Lyon 1, cette proportion est de 39,8%. Sur ceux qui sont inscrits en première année, ces proportions sont respectivement de 29,3% et de 24%. En moyenne, sur l’ensemble de la France, seulement 28% des étudiants décrochent leur licence en trois ans. Ce chiffre prend en compte tous ceux qui font une inscription à l’université, même si concrètement, ils ne vont pas en cours. Lorsqu’on resserre l’étude sur les étudiants du second semestre, sans prendre en compte tous ceux qui ont abandonné pendant les premiers mois, cette proportion s’élève à 39%. Ces chiffres sont récurrents.

Pour parer, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a lancé en 2007, un Plan Réussite licence. Mais concrètement, les mesures mises en place restent à la marge sur les campus et aucune évaluation n’est faite de leur pertinence.

À Lyon 3, un dispositif de réorientation.

Dans toutes les universités, beaucoup d’étudiants se rendent compte, quelques jours ou quelques semaines après avoir commencé les cours, que la voie choisie ne leur convient pas.

C’est le cas de Thibault, 20 ans, qui explique s’être inscrit en gestion à l’IAE (Institut d’Administration des entreprises dans l’idée de devenir expert comptable).

« Et puis en réfléchissant, je me suis dit qu’il fallait que je fasse ce qui me plaisait vraiment. En fait, je me vois bien mieux dans un chantier que derrière un bureau. » Thibault a pris contact avec les compagnons du tour de France, avec l’objectif de devenir charpentier. « Une vieille envie qui m’est revenue… »

À Lyon 3, le service d’orientation a mis en place cette année l’Atelier Réactiv’ destiné, justement, à ces étudiants qui se rendent compte que leur première motivation n’était pas la bonne.

Il leur est proposé un bilan et un accompagnement dans la recherche d’une autre formation, ou d’un autre projet, en lien avec d’autres organisations. L’université leur propose même de les aider à rédiger des CV ou à trouver une entreprise pour les accueillir en immersion, pendant quelques jours, afin de valider leur projet. La mesure mise à éviter le décrochage total.

Muriel Florin

Le Progrès, 4/05/10

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