(cahiers de vacances) Prostitution : liberté sexuelle ou liberté de consommer du sexe ?

Posté par lyon2enlutte le 22 juillet 2010

Article d’analyse de la prostitution, par Mélusine Ciredutemps

Depuis des siècles, la prostitution est l’un des piliers fondamentaux de la domination masculine. A présent, même si les personnes prostituées ne sont pas toutes des femmes, elles s’identifient rarement comme appartenant à une catégorie identitaire de genre masculin. Ce qui n’est pas le cas de la clientèle. La prostitution alimente le mythe d’un « besoin sexuel » supérieur chez les hommes et celui d’une vénalité « naturelle » chez les femmes qui ne consentiraient que dans le cadre d’un échange pour obtenir autre chose qu’un rapport sexuel.

Depuis des siècles, la prostitution est l’un des piliers fondamentaux de la domination masculine. A présent, même si les personnes prostituées ne sont pas toutes des femmes, elles s’identifient rarement comme appartenant à une catégorie identitaire de genre masculin. Ce qui n’est pas le cas de la clientèle. La prostitution alimente le mythe d’un « besoin sexuel » supérieur chez les hommes et celui d’une vénalité « naturelle » chez les femmes qui ne consentiraient que dans le cadre d’un échange pour obtenir autre chose qu’un rapport sexuel.

Selon les schémas du patriarcat, un homme se définit par lui-même, sa sexualité n’aura pas d’incidence majeure sur son identité, par contre une femme est définie par rapport aux hommes, et de sa sexualité découlera l’identité que la société lui attribuera. Cela se confirme, entre autre, par l’observation des habitudes langagières. Par exemple, l’usage quotidien et administratif imposant le qualificatif intrusif et infantilisant du terme « mademoiselle » aux femmes célibataires (ou supposées l’être) ainsi qu’aux petites filles induit l’idée selon laquelle l’intimité d’une humaine doit être étalée sur la place publique. De même, certaines administrations attribuent d’office à une femme mariée le nom de son époux même lorsqu’il apparaît clairement qu’elle ne l’a pas choisi, et feignent d’ignorer qu’un homme marié peut porter le nom de son épouse.

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(cahiers de vacances) Qu’est ce que le fascisme ?

Posté par lyon2enlutte le 6 juillet 2010

(cahiers de vacances) Qu’est ce que le fascisme ? dans Analyses mostra-rivoluzione-fascista

Comment comprendre le fascisme ? C’est un objet souple, fluide. Sans texte fondateur ni dogme, il a pu, selon les nécessités de l’instant, prôner en matière économique et sociale aussi le bien la non-intervention de l’Etat que le dirigisme. Le définir a donc toujours été un défi. Le fascisme se veut hors de définition, il refuse d’être un « isme » comme les autres : Mussolini invente le terme mais quand on lui demande ce qu’il recouvre il répond que la doctrine du fascisme c’est le fait, son programme de gouverner l’Italie. Or, définir un sujet, c’est poser une problématique, décider de limites, affirmer un point de vue. Selon la définition que l’on choisit se transforment l’objet historique, son analyse, la réalité même qu’on lui prête. Ainsi, le terme « fascisme » ne se limite pas à l’Italie du Duce. Pour les historiens, il est souvent question des  fascismes : le cas transalpin, le nazisme, des mouvements et partis français, roumain, croate, etc., certes constitués par imitation globalement, mais en intégrant des traditions propres. Un florilège d’interprétations et de représentations a donc existé quant à ce phénomène, plus ou moins scientifiques et rationnelles. Les suivre et les décortiquer est à la fois une manière de comprendre le fascisme et d’interroger ces représentations pour comprendre ce qu’elles signifient par-delà leur objet.

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De Bruit et de fureur : skinheads

Posté par lyon2enlutte le 5 juin 2010

Par Nicolas Lebourg 29/09/08

 

De Bruit et de fureur : skinheads  dans Analyses botte1

 

Ce sont des jeunes gens incorrects : racistes, violents, semeurs de troubles. En 24 heures ils ont fait parler deux fois d’eux, poignardant à Barcelone, quant à la profanation d’un cimetière dans le Nord de la France. Présents internationalement, mais en faible nombre, les skinheads paraissent tant à la marge que l’on ne prend guère la peine de chercher à savoir qui ils sont et pourquoi… Ils ont pourtant une histoire, comme eux foutraque en diable. Si on prend la peine de la comprendre, on saura qu’elle éclaire non seulement un phénomène sociologique marginal moins simpliste qu’il n’y paraissait, mais aussi qu’elle est un révélateur des transformations sociales de ces dernières décennies.

 

 

 

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Quand le Front National parle le langage de l’anthropologie. Genèse d’un renouveau sémantique

Posté par lyon2enlutte le 5 juin 2010

Par Sylvain Crépon

Quand le Front National parle le langage de l’anthropologie. Genèse d’un renouveau sémantique dans Analyses 1992_20FN_20Produisons_20Francais_20avec_20des_20Francais-7b909Lorsque l’on franchit pour la première fois le seuil du siège du Front national avec pour objectif d’effectuer une ethnographie sur les jeunes militants de ce parti politique (comme ce fut notre cas il y a maintenant près de vingt ans), on ne peut être que surpris par la teneur des discours professés. L’anthropologue qui s’engage dans cette démarche constate non sans un certain sentiment d’inquiétante familiarité qu’est véhiculée au sein de cette instance politique une idéologie qui puise ses fondements lexicaux dans le vocabulaire de l’ethnologie et de l’anthropologie. Ainsi entendra-t-il que la notion d’identité nationale est traduite en termes d’« appartenance culturelle ». Que le nationalisme à visée expansionniste du temps de la colonisation est rejeté au nom du respect de l’intégrité culturelle des peuples. Que les hiérarchisations biologiques du racisme sont décriées au nom d’un relativisme culturel. Qu’au nom de ces valeurs est également prôné un certain tiers-mondisme. Si bien qu’il n’est plus question pour les jeunes frontistes d’un quelconque expansionnisme colonial ou d’une théorie de la supériorité de la race mais de ce qui peut apparaître au premier abord comme un relativisme culturel attaché à préserver les spécificités de chaque peuple. De sorte que les militants se réclament d’un nationalisme qu’ils qualifient eux-mêmes de « différentialiste ». Universalisme et relativisme se trouvent ainsi conjugués très adroitement en des termes que ne renieraient pas nombre d’acteurs majeurs du champ anthropologique.

 

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L’UNI change de nom pour mieux préparer 2012

Posté par lyon2enlutte le 5 mai 2010

Le syndicat étudiant de droite se mue en « Mét », moins marqué UMP. Mais des militants dénoncent une décision de l’Elysée.

Un stand UNI lors d'un  meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon (Alexandre Rassaërt/Wikimedia  commons)

C’en est fini de l’UNI, le principal syndicat des étudiants de droite. Près de 41 ans après sa création (en février 1969, sous l’impusion du SAC, la police parallèle gaulliste, qui cherchait alors à combattre la « subversion gauchiste » à l’université), il ne présentera plus de liste aux élections des représentants étudiants. Le bureau national a annoncé qu’il ne serait plus qu’une « boîte à idées », fondue au sein d’un nouveau « Mouvement des étudiants » (Mét), regroupant d’autres associations.

Le but affiché est de créer un véritable contrepoids à l’UNEF ; les dirigeants du Mét jurent que le cordon ombilical avec l’UMP est désormais coupé.

Une volonté d’ouverture « centrée sur les étudiants »

Un logo gris et rose tendance, un nom à la calligraphie arrondie, le Mét impose sa rupture. Rémi Martial, futur président de l’organisation, entend bien insuffler un vent nouveau à la droite étudiante. Il rêve de créer une dynamique qui permettrait aux étudiants de droite d’être entendus. L’ancien numéro 2 de l’UNI s’explique :

« Avec le mouvement anti-CPE en 2006, nous avons réalisé que seul l’UNEF, premier syndicat étudiant de France, de gauche, arrivait faire entendre sa voix dans le débat. Il est nécessaire de mettre un terme à ce déséquilibre. »

L’UNI ne sera pas seul à se lancer dans l’aventure. Dans un communiqué de presse publié le 19 janvier, l’organisation étudiante annonce l’adhésion de 19 autres associations étudiantes au Mét. Rémi Martial justifie ce choix :

« L’UNI n’est que la troisième association étudiante, il est donc difficile d’avoir des élus au conseil d’administration des représentants. Les petites organisations qui nous ont rejoints sont dans la même situation. Nous avons ainsi choisi d’opérer une ouverture vers toutes celles qui sont en accord avec les valeurs de droite et du centre. Mais notre initiative est centrée sur les étudiants. On a nos idées, nos valeurs, mais nous ne sommes pas partisans. »

Pascal Ellul, président de la section Rhône-Alpes de l’UNI et bientôt membre du bureau national du Mét, a reçu la décision avec plaisir :

« Fédérer l’UNI à d’autres organisations est très intéressant, cela annonce un renouveau du débat étudiant. Nous en avons besoin, car l’UNI n’arrivait pas à franchir le cap des élections. »

« Nous ne prendrons pas nos ordres rue de la Boétie »

C’est à l’UNI que de nombreux dirigeants de l’UMP, de Copé à Sarkozy, en passant par Fillon, ont fait leurs premières armes militantes. Pourtant, le Mét c’est aussi -du moins officiellement- une rupture politique avec le grand parti frère. Rémi Martial tient à le préciser :

« Nous voulons nous affranchir de tout parti politique. Pour beaucoup, l’UNI a l’image d’une organisation qui est en parfait accord avec le gouvernement. Cela a découragé certains jeunes de nous rejoindre, nous souhaitons donc être indépendants de l’UMP. Nous ne prendrons pas nos ordres rue de la Boétie. »

A écouter certains militants de l’UNI, cependant, l’opacité qui a accompagné la création du Mét est louche. Pour dénoncer ce qui, selon lui, est une vaste hypocrisie, Kevin Gontier, président de la section de Tours, a fait sécession. En concertation avec son bureau, il a créé l’UNI-SU :

« Le bureau national de l’UNI a dévoilé la création du Mét aux bureaux locaux le 19 décembre, alors que les Jeunes populaires [la section jeune de l'UMP] avaient été prévenus dès le 29 novembre, c’est-à-dire avant nous ! Pourquoi nous avoir prévenus si tard ? »

Contactée, la direction des Jeunes populaires, qui déclare « prendre acte » de la création du Mét, n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet.

Un ancien responsable Jeune pop » comme président

Dans les rangs de l’UNI, l’identité du futur président du Mét fait aussi jaser. Selon un ancien militant de l’UNI, encore proche de l’organisation et souhaitant garder l’anonymat, l’impartialité de Rémi Martial est très discutable :

« Rémi Martial a toujours été célèbre au sein de l’UNI pour s’aligner sur la politique de l’UMP. Il a en plus été responsable départemental des jeunes UMP (RDJ) d’Eure-et-Loir ! Pourra-t-il, dans ce cas, être vraiment indépendant du parti qu’il soutient ? Il faut vraiment être naïf pour le croire. »

Ce même ancien militant de l’Uni fait remarquer que le futur chef du Mét fait partie de plus de 15 groupes de soutien à l’UMP différents sur Facebook.

Rémi Martial se défend de tout copinage avec l’Elysée :

« Comme l’UNI est associée avec l’UMP, je suis allé voir Xavier Bertrand [un autre ancien de l'UNI, ndlr], par politesse, pour lui expliquer notre intention d’être dissocié de tout parti politique. »

D’après le futur numéro un du Mét, le secrétaire général de l’UMP s’est montré « interloqué ». La création du Mét a pourtant l’air d’enthousiasmer Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP :

« Cette organisation va enfin permettre un pluralisme des opinions au sein des universités. Nous aurons enfin une alternative à l’UNEF, écrasement minoritaire mais qui est le seul qui se faisait entendre jusque-là. »

Le Mét, produit de l’UMP

Kevin Gontier ne décolère pas. Selon lui, l’UMP a fait pression sur l’UNI pour créer le Mét :

« Quand Rémi Martial est venu nous annoncer sa création, il nous a dit que l’UNI n’avait pas le choix, car l’UMP menaçait de lui supprimer ses subventions ! »

L’UNI étant un mouvement associé à l’UMP, il reçoit chaque année un pécul important de la part du parti au gouvernement. « L’UMP finance environ 75% du budget de l’UNI », prétend Kévin Gontier. Contacté à plusieurs reprises dans le but de vérifier ces chiffres, l’UMP n’a jamais répondu.

Rémi Martial dément avoir tenu de tels propos. Gabriel Alibert, futur trésorier du Mét, le soutient :

« Nous n’accepterons aucun argent de l’UMP. Nous financerons notre organisation avec les subventions accordées par l’Etat au prorata du nombre d’élus CNOUS et CNESER. »

Logo du MétDe son côté, le futur président du Mét est catégorique : le Mét a financé sa création de manière indépendante, jusqu’au logo. Selon lui, ce sont des militants qui ont créé celui-ci, mais accompagnés de spécialistes de quelques agences de presse.

Objectif 2012 ?

Un étudiant Jeune pop » souhaitant rester anonyme émet une autre hypothèse : deux ans avant les élections présidentielles, la création du Mét va assurer la présence de l’UMP sur les campus :

« Au moment des présidentielles, en 2007, l’UMP avait créé UMP-Campus et UMP-Fac. Ces antennes des Jeunes pop » sur les campus n’ont jamais rencontré de succès. Les Jeunes pop » sont réticents à adhérer à l’UNI, qui porte une image de droite dure.

A l’approche de 2012, j’ai l’impression que l’UMP a voulu prendre le contrôle des étudiants de droite sur les campus : il est certain que beaucoup de Jeunes pop » vont rejoindre le Mét, et en campagne électorale, il s’aligneront forcément sur l’UMP. »

 

http://www.rue89.com/2010/01/24/luni-change-de-nom-pour-mieux-preparer-2012-134896

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Forum étudiant, GUD: la petite agitation nationaliste dans les facs

Posté par lyon2enlutte le 5 mai 2010

C’est le scrutin phare du syndicalisme étudiant. En mars-avril 2010 on vote dans les facs pour désigner les représentants aux Crous.  Et il faut bien dire que depuis l’autodissolution du RED- Rassemblement des Etudiants de droite- l’an passé, l’extrême droite étudiante brille surtout par son absence des campus. Quelques petits autocollants de l’Action Française étudiante (AFE) ici ou là, rien de plus.

Pour autant l’arrivée des élections aux Crous semble stimuler quelques ardeurs militantes. C’est ainsi qu’à Bordeaux, une nouvelle organisation baptisée Forum étudiant, qui s’est distinguée il y a quelques jours par ses tags “la fac aux Français” dans les locaux universitaires, compte déposer une liste pour la région Aquitaine.”L’opposition nationale,que les journalistes appellent l’extrême droite, s’est totalement effacée des campus. Du coup, certains nationalistes, faute de structure, pensaient pouvoir agir au sein de l’UNI [syndicat étudiant proche de l’UMP]. On ne peut faire perdurer cette équivoque” explique Stéphane Valier, porte-parole du Forum étudiant qui ajoute: “l’UNI c’était Chirac, maintenant c’est Sarkozy (…) La seule véritable orga dont on ait envie de se sentir proche c’est le FN. La quasi totalité de nos militants y a au moins passé au six mois, même si il n’y a aucun rapport organique entre le FE et le FN, seules existent des passerelles individuelles”.
Le Forum étudiant revendique à Bordeaux une quinzaine de “vrais” militants actifs- “il faut douze noms pour la liste Aquitaine et elle est bouclée, on les a”, poursuit M. Valier qui précise avoir des relais à Agen (Lot-et Garonne), Périgueux (Dordogne) et Pau (Pyrénées-Atlantiques) – et une capacité de mobilisation d’une centaine de sympathisants. Il entend faire campagne sur trois grands axes programmatiques: l’application de la préférence nationale à l’Université- “il faut limiter le nombre d’étudiants étrangers pour éviter que la fac ne devienne une filière d’immigration clandestine”, indique cette organisation qui veut “conditionner l’accessibilité aux études des étudiants étrangers à un engagement de retour dans leur pays d’origine”; ensuite, la “réforme intellectuelle et morale de l’Université” avec “la remise à l’honneur des valeurs d’autorité et la suppression des IUFM” qualifiés de “sectes soixante huitardes”. Enfin, l’opposition à la “massification” des études à l’Université car, déclare M. Valier, “il vaut mieux travailler à 20 ans qu’à 35″.

Dans le microcosme de l’extrême droite aquitaine, le FE dit entretenir des relations fortes avec Egalité et Réconciliation, l’association d’Alain Soral, à laquelle renvoie d’ailleurs un “lien ami” sur le site internet du Forum étudiant- “il y a une solidarité exprimée avec EetR Aquitaine” indique Stéphane Valier- mais aussi le FNJ et Dies Irae. Dies Irae-”jour de colère” en latin- est une association bordelaise présidée par Fabrice Sorlin, ancien candidat du FN  dans la 7e circonscription de Gironde lors des législatives de 2007, qui se définit comme “un mouvement politique social, enraciné, patriote et altereuropéen”. ” Ce mouvement qui a deux ans d’existence a fait le choix de l’implantation locale via le monde associatif plutôt que de la politique politicienne”,  ajoute M. Sorlin. Dies Irae qui s’est doté d’un local à Bordeaux propose “des actions de formation, des cours de sport et des distribution de café et gâteaux aux pauvres de la ville”. “Le Forum étudiant bénéficie de notre soutien, des financements que l’on peut avoir, et de notre implantation”, indique M. Sorlin par ailleurs président de l’association Alliance Europe-Russie car “Poutine est le seul à ne pas suivre l’idéologie cosmopolite que nous imposent Washington et le Royaume-Uni”.

Quant au Bloc identitaire, mouvement d’extrême droite implanté à Bordeaux, son coordinateur régional, Christophe Pacotte, assure que “le Bloc n’a pas de militants, ni à l’UNI, ni au Forum étudiant. A la fac de Bordeaux, il y a eu quelques incidents, notamment des graffitis mais il n’y a pas de problème entre l’UNI et le Forum étudiant. Le Bloc n’a pas de militants, ni à l’UNI, ni au Forum étudiant, ni ailleurs. C’est vrai que nous connaissons bien les gens de l’UNI, pour des raisons d’ordre plus sociologiques : certains ont été chez les scouts ensemble. […] Pour l’instant, on n’a pas de structure spécifique pour les étudiants, on va plutot travailler sur les lycées.” Bruno Vendoire, un des responsables nationaux du Bloc nie, quant à lui, toute velléité d’incursion du Bloc sur le terrain des facs : “Nous ne nous investissons pas du tout dans les organisations étudiantes “. De son côté Stéphane Valier, porte-parole du FE indique, lui: “Les identitaires sont intéressés par notre démarche, sans l’être. Que certains de nos adhérents soient aux Jeunesses Identitaires, cela se peut très bien”.
A Paris, l’autodissolution – pour des dissensions internes- du RED, a laissé une place vide. Notamment dans le “bastion” de l’extrême droite étudiante, l’université d’Assas, à Paris. C’est dans cette fac qu’en 1968, Gérard Longuet et Alain Robert ont lancé le GUD . Ceux qui se surnommaient “les Rats noirs” avaient fait leur spécialité des actions très violentes, notamment contre les étudiants de gauche et d’extrême gauche. C’est aussi à Assas que le RED a été lancé en 2004. Ce dernier n’a cependant jamais eu l’aura de son prédécesseur.
Orpheline de structure stable, la droite étudiante radicale parisienne a d’ailleurs pratiquement disparue  jusqu’au mois de novembre-décembre. Une information évoquant une re-création du GUD par un dénommé Edouard K. est parue dans l’hebdomadaire d’extrême droite Minute. Ce jeune homme inscrit à Assas, et fils de Gudards, a des liens privilégiés avec les générations qui l’ont précédées à la tête de ce qu’ils désignaient comme “le groupuscule des dieux”. Il s’est notamment fait remarquer par son activisme lors du 9 mai, journée de commémoration rituelle de l’extrême droite radicale à Paris, en étant dans le staff d’organisation devant l’église intégriste Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Si, par ailleurs, on le voit semble-t-il très peu en amphi et en cours, il déploie une grande énergie dans les couloirs de la fac à recruter dans le but d’une éventuelle liste pour les élections au Crous. Des bruits courent également sur une tentative semblable à Poitiers. Ce qui fait prendreà Stéphane Valier du Forum étudiant de petites distances: “Nous (le FE), nous ne cherchons pas à faire la Une de la rubrique faits divers. On n’est pas des bastonneurs d’université”.

Reste qu’en dépit de l’activisme déployé par Edouard K., à Assas, c’est toujours le calme plat… à part dans les toilettes pour hommes où une main hardie et téméraire a dessiné ces quelques graffitis, siglés « GALE », groupe inconnu dont on ne sait à ce jour si l’auteur est un plaisantin ou un  futur néo-gudard.
gale-1.1261762054.jpg   gale-2.1261762072.jpg

 

 

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2009/12/25/forum-etudiant-gud-la-petite-agitation-nationaliste-dans-les-facs/

 

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Elections aux CROUS 2010 : La droite universitaire à la croisée des chemins

Posté par lyon2enlutte le 28 février 2010

Elections aux CROUS 2010 : La droite universitaire à la croisée des chemins dans Analyses siteon0

Les élections pour désigner les représentants aux CROUS qui se tiendront dans les universités en mars-avril prochains risquent d’être très mouvementées à droite. Non pas tant à cause d’un activisme qui n’a jamais été aussi faible que parce qu’une recomposition se profile à l’horizon, avec des conséquences qu’il est difficile de prévoir.

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