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	<title>Lyon 2 en lutte</title>
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	<description>Information Militante à Lyon 2</description>
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		<title>On migre !</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 11:47:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[On continue sur wordpress, une plate forme de blog libre et sans pub ! à tout de suite ! https://lyon2enlutte.wordpress.com/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On continue sur wordpress, une plate forme de blog libre et sans pub !</p>
<p>à tout de suite !</p>
<p>https://lyon2enlutte.wordpress.com/</p>
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		<title>CE N&#8217;EST QU&#8217;UN DÉBUT ! CONTINUONS LA LUTTE !</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Oct 2010 08:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link { } Les principaux rendez-vous la semaine du 18/10 (article actualisé régulièrement) Lundi 18/10 AG Étudiante à 12h sur Bron (amphi C) et sur les Quais (amphi Jean-Baptiste Say). Rassemblement interprofessionnel place Bellecour et en soutien aux inculpés du mouvement à 14h Mardi 19/10 rdv à 7h30 sur les facs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link {  }</p>
<p align="CENTER"><font size="5"><i>Les principaux rendez-vous la semaine du 18/10 </i></font></p>
<p align="CENTER"><font size="5"><i>(article actualisé régulièrement) </i></font></p>
<p><p align="CENTER"><font size="3"><b>Lundi 18/10</b></font></p>
<ul>
<li>
<p>AG Étudiante à 12h sur Bron 	(amphi C) et sur les Quais (amphi Jean-Baptiste Say).</p>
</li>
<li>
<p>Rassemblement interprofessionnel 	place Bellecour et en soutien aux inculpés du mouvement à 14h</p>
</li>
</ul>
<p align="CENTER"><font size="3"><b>Mardi 19/10</b></font></p>
<ul>
<li>
<p>rdv à 7h30 sur les facs pour 	tenir les piquets de grève !</p>
</li>
<li>
<p>Manifestation interpro à 10h30, 	rdv devant Lyon 3 (arrêt sans-soucis) pour le cortège jeunes et 	étudiants.</p>
</li>
</ul>
<p><p align="CENTER"><font size="3"><b>Tous les jours !</b></font></p>
<ul>
<li>
<p>Rassemblement quotidien (lycéens, 	étudiants, tra­vailleurs, chô­meurs) &#8211; Tous les jours 13h 	Bellecour</p>
</li>
</ul>
<p> </p>
<p> </p>
<p align="RIGHT"><font>Les étudiant-e-s mobilisé-e-s</font></p>
<p align="RIGHT">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Compte-rendu d’une rencontre avec Mr Tiran, Président de l’université Lyon 2…</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Oct 2010 10:29:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce mercredi, suite à une décision de l’assemblée générale des quais, une délégation étudiante a rencontré le président de l’université pour exiger une banalisation des créneaux horaires des manifestations contre la réforme des retraites, ainsi que ceux des assemblées générales étudiantes.Nous avons exigé cette banalisation pour une raison simple : le contrôle des absences, par son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="4"></font><img src="http://www.lyonmag.com/images/ecf9e857395b4d54f2b088f472a39a76.jpg" width="202" height="202" align="right" alt=" Compte-rendu d’une rencontre avec Mr Tiran, Président de l’université Lyon 2… dans Actus ecf9e857395b4d54f2b088f472a39a76" />Ce mercredi, suite à une décision de l’assemblée générale des quais, une délégation étudiante a rencontré le président de l’université pour exiger <b>une banalisation des créneaux horaires des manifestations contre la réforme des retraites,</b> <b>ainsi que ceux des assemblées générales étudiantes.</b>Nous avons exigé cette banalisation pour une raison simple : le <b>contrôle des absences</b>, par son caractère <b>répressif</b>, <b>empêche</b> <b>la mobilisation</b> <b>étudiante</b> et la présence d’un maximum d’étudiant-e-s en assemblée.</p>
<p>Le contrôle des absences peut entrainer la <b>défaillance</b> à une ou plusieurs UE, et donc <b>l’échec</b> <b>à nos diplômes. </b>De plus, il est encore plus répressif pour les étudiant-e-s boursiers-ières, qui peuvent se voir <b>supprimer leurs bourses</b> en cas d’absence injustifiée, ainsi que pour les étudiant-e-s étrangers-ères qui risquent quant à eux-elles l’<b>expulsion</b>…</p>
<p>La grève étant un moyen d’expression de nos revendications tout à fait légal, le contrôle des absences et ses conséquences est de plus <b>une atteinte à nos droits</b>.</p>
<p>La réponse du président a été très claire, <b>il ne banalisera pas</b> ces créneaux horaires et son <b>administration continuera à comptabiliser les absences</b>, assemblée générale ou non, manifestation ou pas.</p>
<p>Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s, pensons qu’il est <b>indispensable de se battre aux côtés des travailleurs-euses</b> pour faire retirer <b>cette réforme antisociale</b>, ainsi que <b>les lois et politiques racistes </b>qui frappent une minorité sur des critères ethniques.</p>
<p><b>Faisons donc voter ces revendications dans chaque cours dès aujourd’hui</b>, imposons aux professeur-e-s et à l’administration de ne pas appliquer le contrôle des absences pendant les assemblées et les manifestations, ainsi, nous pourrons <b>nous y retrouver</b> pour discuter des modalités de lutte et d’actions, de nos revendications, et <b>construire un mouvement étudiant massif</b> !</p>
<p>Nous pensons qu’une union <b>jeunes/travailleurs-euses</b> serait à même de <b>faire plier le gouvernement</b> sur ces questions.</p>
<p>Nous pensons aussi qu’il est <b>urgent de soutenir</b> le mouvement de grève des travailleurs-euses, pour qu’il ne s’essouffle pas<b>. Les</b> <b>travailleurs-euses ont besoin de nous</b> pour défendre nos retraites et les leurs !</p>
<p><u><b>Nous n’allons donc pas nous plier à la pression de la présidence et de l’administration</b></u>, et appelons les étudiant-e-s de Lyon 2 et d’ailleurs à faire voter la grève dans leur cours, à nous rejoindre en assemblées et dans les manifestations<b>, pour construire un véritable rapport de force contre le gouvernement et ses chiens de garde administratifs</b>.</p>
<p><b><font color="#cc0000">Assemblées Générales à Lyon 2 :</font></b></p>
<p><b><font color="#cc0000">Mercredi 14h sur les Quais (amphi Fugier)</font></b></p>
<p><b><font color="#cc0000">Jeudi 12h à Bron amphi C</font></b></p>
<p><b><font color="#cc0000">Manifestation 12 octobre à 10h30, rendez-vous devant Lyon 3 (arrêt sans-soucis) pour le cortège étudiant  </font></b></p>
<p> </p>
<p><font size="6"><b>Contre cette réforme antisociale,</b></font></p>
<p><font size="6"><b>Contre le racisme d’Etat,             </b></font></p>
<p><font size="6"><b>Mobilisons nous !</b></font></p>
<p> </p>
<p><font size="6"><i>Le comité de mobilisation de Lyon 2.</i></font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>APPEL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ÉTUDIANTE DE LYON 2</title>
		<link>http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/09/30/appel-de-lassemblee-generale-etudiante-de-lyon-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Sep 2010 17:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous, étudiant-e-s de Lyon2 réunis en Assemblée Générale, avons décidé d’appeler les étudiant-e-s de tout le pays à construire leur propre mobilisation pour tenir en échec les plans anti-sociaux et réactionnaires du gouvernement.   Nous affirmons les positions suivantes : Le retrait pur et simple de la réforme des retraites, Le retrait du plan d’austérité, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" class="crayon article-chapo-7554  chapo">Nous,  étudiant-e-s de Lyon2 réunis en Assemblée Générale, avons décidé  d’appeler les étudiant-e-s de tout le pays à construire leur propre  mobilisation pour tenir en échec les plans anti-sociaux et  réactionnaires du gouvernement.</p>
<p class="champ contenu_texte"> </p>
<p dir="ltr" class="crayon article-texte-7554  texte"><b>Nous affirmons les positions suivantes :</b></p>
<ul class="spip">
<li>Le retrait pur et simple de la réforme des retraites,</li>
</ul>
<ul class="spip">
<li>Le retrait du plan d’austérité, et de toutes ses  applications dans le domaine de la Sécurité Sociale, du chômage, de la  réduction des acquis sociaux et démocratiques,</li>
</ul>
<ul class="spip">
<li>Le rejet ABSOLU des lois et décrets racistes et sécuritaires (LOPPSI, CESEDA, BESSON) ainsi que des persécutions ethniques,</li>
</ul>
<ul class="spip">
<li>Le refus de toute négociation concernant ces questions.</li>
</ul>
<p>La condition de la victoire sera de réaliser la plus large unité entre les  étudiant-e-s, les travailleurs et travailleuses, et les précaires dans un mouvement d’ampleur, uni, solidaire et coordonné.</p>
<p>Construisons le !</p>
<p><font size="4"><b>Assemblées Générales à Lyon 2 mercredi 06 octobre à 14H sur les Quais (amphi Fugier) et jeudi 07 octobre à 14H amphi C (Bron).</b></font></p>
<p><font size="4"><b>Manifestation 02 octobre à 14h place Jean Jaurès, cortège unitaire jeunes et étudiants.</b></font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Appel à une mobilisation étudiante massive contre la réforme des retraites !</title>
		<link>http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/09/22/httplyon2enlutteunblogfr/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Sep 2010 13:32:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[Appel à tous les étudiants à se réunir en assemblée générale pour discuter et décider collectivement des moyens à mettre en œuvre face à la réforme des retraites. Assemblées Générales à Lyon 2 mercredi 29 septembre à 14H sur les Quais (rdv dans la cour) et jeudi 30 septembre à 14H amphi F (Bron). A [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://a6.idata.over-blog.com/288x225/2/59/72/92/SDC10209.jpg" align="right" width="212" height="158" alt="Appel à une mobilisation étudiante massive contre la réforme des retraites ! dans Actus SDC10209" /><font size="4"><b>Appel à tous les étudiants à se réunir en assemblée générale pour  discuter et décider collectivement des moyens à mettre en œuvre face à  la réforme des retraites. Assemblées Générales à Lyon 2 mercredi 29 septembre à 14H sur les Quais  (rdv dans la cour) et jeudi 30 septembre à 14H amphi F (Bron). A Lyon 1 Jeudi 30 septembre à 12h30 réunion d’info sur les retraites  amphi 2 du déambulatoire.</b></font></p>
<p> </p>
<p dir="ltr" class="chapo">L’attaque  du gouvernement contre les retraites est largement rejetée dans le  pays : les manifestations du 7 et du 23 le prouvent. Les effets de cette  réforme seront immédiats pour l’ensemble des salariés, et y compris  pour la jeunesse.  Dans un contexte d’escalade raciste et liberticide décidé pour casser  toute résistance sociale, l’intervention massive, unie et organisée des  étudiants sera décisive pour mettre un coup d’arrêt définitif à cette  politique, pour les années à venir.</p>
<p class="champ contenu_texte"> </p>
<p dir="ltr" class="texte"><b>« Il faut à tout prix éviter une  mobilisation des jeunes. Pour un gouvernement, il n’y a pas pire qu’une  jonction social-éducation. Je ne parle pas des profs qui font grève dès  leur retour de vacances, mais des lycéens et des étudiants. Il faut les  surveiller comme le lait sur le feu. »</b> Nicolas Sarkozy, après les manifestations du 7 septembre</p>
<p>Les conséquences de la réforme lancée par le gouvernement seront  immédiates. Elles concernent autant les salariés que la jeunesse  étudiante. Le non renouvellement des employés qui devaient prendre le  chemin de la retraite va bloquer la nouvelle génération dans le chômage  et la précarité. L’impossibilité de cotiser assez longtemps pour accéder  à une retraite à taux plein, au vu de l’âge auquel les étudiants  entrent dans le monde du travail, mais aussi, et plus encore la  conjoncture liée à la crise du capitalisme font que l’avenir s’assombrit  de plus en plus, tant pour la jeunesse que pour l’ensemble de la  société.</p>
<p>•	1 000 000 d’emplois disparus, en plus de ceux perdus par la crise  du capitalisme. •	Des cotisations impossibles à tenir, donc une menace de travailler du  berceau au tombeau. En effet, l’objectif à court terme pour le  gouvernement, c’est que les travailleurs partent à la retraites plus tôt  et donc avec une retraite plus faible, comblée ou non par des fonds de  pensions privées, que seuls les salaires élevées pourront alimenter •	Une situation générale catastrophique au niveau de l’emploi. •	Une attaque concentrée avec les menaces sur la sélection sociale dans  les université, les bourses, les APL&#8230;etc <b> Cette réforme nous concerne et nous frappera dès son application, combattons la !</b></p>
<p>Pour les travailleurs et les masses populaires, la lutte contre cette  réforme est une lutte fondamentale. Elle est tant une lutte pour la  sauvegarde d’acquis antérieurs, maintes fois attaqués, mais également  une sauvegarde de l’avenir. La retraite représente le seul moment de  notre vie qui échappe à l’exploitation capitaliste. Cela nous sera  retiré si nous ne triomphons pas. Le fond de cette réforme signifie :  « aucun départ à la retraite à taux plein », c’est à dire la misère, la  destruction physique et psychologique des anciens, les travaux forcés ou  le chômage jusqu’à 67 ans !</p>
<p><b>Cette réforme est à rejeter en bloc. Parler de négociations, ne pas exiger le retrait pur et simple, c’est capituler.</b></p>
<p><img src="http://a7.idata.over-blog.com/1/58/05/88/Photos-montages-et-dessins-des-autres/dessinretraite.gif" align="right" width="403" height="266" alt="dessinretraite dans Actus" /><br />
La crise du capitalisme financier se paie sur le dos des  travailleurs. C’est cette crise, et la volonté de faire résorber les  dettes de l’état par la liquidation de tous les acquis sociaux, sous  couvert d’austérité, qui mène à la décision par la bourgeoisie et son  émanation gouvernementale de mettre en œuvre une autre bataille contre  les droits des travailleurs et futurs travailleurs. Certains prétendent  que réforme est nécessaire, qu’il y a un problème démographique et un  problème financier. Cet argument est mensonger ! Les richesses produites  n’ont jamais été aussi grandes, la productivité du travail a doublé en  quelques décennies, tandis que la part de ces richesses qui vont dans la  poche des travailleurs s’est réduite comme peau de chagrin.</p>
<p><b>La Fédération syndicale étudiante exige le retrait pur et simple de  cette réforme. Dans un contexte d’avalanche de déclarations et de  mesures racistes, xénophobes et liberticides destinées à diviser la  population et à réprimer les résistances sociales, la lutte menée  actuellement contre les réformes du gouvernement conditionnera le  rapport de force pour de nombreuses années. C’est aujourd’hui que nous  devons nous mobiliser et de ce de manière unie et déterminée.</b></p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vers un renforcement de la précarité étudiante : refusons la destruction de nos conditions de vie et d&#8217;études !</title>
		<link>http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/07/31/vers-un-renforcement-de-la-precarite-etudiante-refusons-la-destruction-de-nos-conditions-de-vie-et-detudes/</link>
		<comments>http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/07/31/vers-un-renforcement-de-la-precarite-etudiante-refusons-la-destruction-de-nos-conditions-de-vie-et-detudes/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 16:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[Mardi 6 juillet, François Baroin, ministre du budget, a annoncé plusieurs mesures visant à combler le déficit public. Parmi elles, une coupe budgétaire dans les aides aux logements étudiants. Est-il nécessaire de rappeler que plus de 200 000 étudiant-e-s en France vivent sous le seuil de pauvreté- (moins de 733 euros par mois) ? Est-il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mardi 6 juillet, François Baroin, ministre du budget, a annoncé  plusieurs mesures visant à combler le déficit public. Parmi elles, <b>une coupe budgétaire dans les aides aux logements étudiants.</b><br />
Est-il nécessaire de rappeler que <b>plus de 200 000 étudiant-e-s en France  vivent sous le seuil de pauvreté</b>-  (moins de 733 euros par mois) ? Est-il nécessaire de rappeler que les  aides au logement actuelles, ainsi que l&#8217;ensemble du système d&#8217;aide  sociale, sont insuffisantes en nombre et en moyens ?</p>
<p>Concernant le logement, cela n&#8217;est pas mieux : aujourd&#8217;hui, les CROUS ne  sont plus qu&#8217;en mesure d&#8217;accueillir que 7% des étudiant-e-s contre 50%  il y a 50 ans. Depuis quarante ans le nombre de logements étudiants n&#8217;a  quasiment pas augmenté alors que le nombre d&#8217;étudiant-e-s a été  multiplié par dix. Or les plans de construction annoncés ne sont ni  respectés, ni suffisants. De plus les rénovations se font au détriment  d&#8217;une augmentation de loyer.</p>
<p><span id="more-79"></span></p>
<p>Que ce soit les politiques budgétaires et le désengagement social de  l&#8217;Etat précarisant toujours un peu plus les conditions de vie des  étudiant-e-s, ou les CROUS au niveau local qui gèrent au quotidien la  misère sociale, nous devons réaffirmer haut et fort que ces politiques  anti-sociales menées par les classes dominantes ne sont pas nouvelles,  et <b>qu&#8217;elles n&#8217;ont qu&#8217;un but : restreindre l&#8217;accès déjà compliqué à l&#8217;enseignement supérieur aux classes populaires</b>.  Les déclarations du ministre du budget vont dans ce sens, ainsi que les  difficultés de logement rencontrées en ce moment même par la plupart  des étudiant-e-s ou futurs étudiant-e-s. Les enfants des classes  populaires sont ceux qui ont le plus de mal à financer leurs études et à  les terminer avec succès. Or la réduction annoncée des aides au  logement étudiant, constitue une restriction budgétaire majeure, l&#8217;accès  à un logement indépendant exigeant un fort investissement financier,  hors de portée des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires<br />
Le gouvernement et ses ministres continuent ces attaques, en méprisant  de manière ouverte les milieux populaires, en leur adressant ce message :  les études ne sont pas faites pour vous !</p>
<p><b>La FSE continuera de défendre l&#8217;accès à l&#8217;université pour toutes et  tous. Elle continuera son combat contre la précarité étudiante, et  notamment contre la difficulté d&#8217;accès au logement.</b></p>
<p><b>Pour une fac critique et populaire !<br />
Facs ouverte aux enfants des classes populaires !<br />
Pour l&#8217;augmentation des bourses à hauteur des besoins et sur douze mois !<br />
Pour la construction massive de logements sociaux !</b></p>
<p>Source : http://www.luttes-etudiantes.com/FSE/communique.php?p=communique&#038;a=detail&#038;idCommunique=177</p>
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		</item>
		<item>
		<title>(cahiers de vacances) Prostitution : liberté sexuelle ou liberté de consommer du sexe ?</title>
		<link>http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/07/22/cahiers-de-vacances-prostitution-liberte-sexuelle-ou-liberte-de-consommer-du-sexe/</link>
		<comments>http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/07/22/cahiers-de-vacances-prostitution-liberte-sexuelle-ou-liberte-de-consommer-du-sexe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 22:04:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/07/22/cahiers-de-vacances-prostitution-liberte-sexuelle-ou-liberte-de-consommer-du-sexe/</guid>
		<description><![CDATA[Article d’analyse de la prostitution, par Mélusine Ciredutemps Depuis des siècles, la prostitution est l’un des piliers fondamentaux de la domination masculine. A présent, même si les personnes prostituées ne sont pas toutes des femmes, elles s’identifient rarement comme appartenant à une catégorie identitaire de genre masculin. Ce qui n’est pas le cas de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="crayon article-chapo-7312  chapo"><b>Article  d’analyse de la prostitution, par Mélusine Ciredutemps</b></p>
<p class="crayon article-chapo-7312  chapo">Depuis des siècles, la prostitution est l’un des piliers  fondamentaux de la domination masculine. A présent, même si les  personnes prostituées ne sont pas toutes des femmes, elles s’identifient  rarement comme appartenant à une catégorie identitaire de genre  masculin. Ce qui n’est pas le cas de la clientèle. La prostitution  alimente le mythe d’un « besoin sexuel » supérieur chez les hommes et  celui d’une vénalité « naturelle » chez les femmes qui ne consentiraient  que dans le cadre d’un échange pour obtenir autre chose qu’un rapport  sexuel.</p>
<p class="crayon article-texte-7312  texte">Depuis des siècles,  la prostitution est l’un des piliers fondamentaux de la domination  masculine. A présent, même si les personnes prostituées ne sont pas  toutes des femmes, elles s’identifient rarement comme appartenant à une  catégorie identitaire de genre masculin. Ce qui n’est pas le cas de la  clientèle. La prostitution alimente le mythe d’un « besoin sexuel »  supérieur chez les hommes et celui d’une vénalité « naturelle » chez les  femmes qui ne consentiraient que dans le cadre d’un échange pour  obtenir autre chose qu’un rapport sexuel.</p>
<p>Selon les schémas du patriarcat, un homme se définit par lui-même, sa  sexualité n’aura pas d’incidence majeure sur son identité, par contre  une femme est définie par rapport aux hommes, et de sa sexualité  découlera l’identité que la société lui attribuera. Cela se confirme,  entre autre, par l’observation des habitudes langagières. Par exemple,   l’usage quotidien et administratif imposant le qualificatif intrusif et  infantilisant du terme « mademoiselle » aux femmes célibataires (ou  supposées l’être) ainsi qu’aux petites filles induit l’idée selon  laquelle l’intimité d’une humaine doit être étalée sur la place  publique. De même, certaines administrations attribuent d’office à une  femme mariée le nom de son époux même lorsqu’il apparaît clairement  qu’elle ne l’a pas choisi, et feignent d’ignorer qu’un homme marié peut  porter le nom de son épouse.</p>
<p><span id="more-77"></span>Sous l’Antiquité à Rome et en Grèce, la prostitution était encouragée  pour préserver la famille patriarcale. Le système patriarcal construit,  pour se pérenniser, des carcans identitaires auxquels les femmes  doivent se conformer. Ils se divisent en deux grandes catégories : la  femme « purifiée » qui appartient à un seul homme, est lavée de son  « impureté originelle » en accédant au rôle sacralisé de « la mère qui  enfante dans la douleur » (ex : la ménagère fidèle dont la sexualité est  niée à l’image de la « vierge » marie), et celle qui est « impure »,  appartient à tous les hommes et sert de réceptacle aux « pulsions  sexuelles » des dominants afin de préserver la « vertu » de l’autre  femme (la prostituée qui n’existe qu’à travers une sexualité dont elle  est dépossédée).</p>
<p>Objets sacralisé ou méprisé, on les oppose alors qu’elles sont les  deux facettes de la même femme aliénable ou aliénée, jamais propriétaire  d’elle même. Il existe de multiples formes de relations  prostitutionnelles qui ne sont pas reconnues comme telles (ex :  dépendance économique et &laquo;&nbsp;devoir conjugal&nbsp;&raquo; des &laquo;&nbsp;femmes au foyer&nbsp;&raquo;). La  prostitution participe à leur maintien au travers des représentations  qu’elle véhicule par sa simple existence. Elle encourage la volonté de  toute puissance des individus qui préfèrent payer plutôt que prendre le  risque de vivre des relations sexuelles égalitaires. « Mais ce qu’ils  achètent, en un sens, c’est le pouvoir. Nous sommes censées nous  conformer à leur bon plaisir. Ils nous dictent leur volonté et nous,  nous devons leur plaire, obéir à leurs ordres. Même dans le cas des  masochistes, qui aiment obéir, c’est encore sur leur ordre à eux que  nous les commandons. La prostitution rabaisse non seulement les femmes,  mais aussi le sexe&#8230; oui, elle rabaisse le sexe.[...] il y a dans la  prostitution une indignité particulière, comme si le sexe était une  chose sale et que les hommes ne pouvaient en jouir qu’avec quelqu’un de  bas. Ça implique une espèce de mépris, de dédain, et une sorte de  triomphe sur un autre être humain. » [<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nb1" class="spip_note" rel="footnote" title="Témoignage de J, ancienne  prostituée, dans : La prostitution. Quatuor pour (...)" id="nh1">1</a>]</p>
<p>Dès le Moyen Âge, l’Eglise est favorable à la prostitution.  « « Supprimez les prostituées, disait saint Augustin, vous troublerez la  société par le libertinage. » Et plus tard saint Thomas [...] déclare :  « Retranchez les femmes publiques du sein de la société, la débauche la  troublera par des désordres de tous genre. Les prostituées sont dans  une cité ce qu’est le cloaque dans un palais : supprimez le cloaque, le  palais deviendra un lieu malpropre et infect. » » [<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nb2" class="spip_note" rel="footnote" title="Simone de Beauvoir ’’Le deuxième  sexe’’ Tome1" id="nh2">2</a>]. « Et Mandeville dans un ouvrage qui fit  du bruit : « Il est évident qu’il existe une nécessité de sacrifier une  partie des femmes pour conserver l’autre et pour prévenir une saleté  d’une nature plus repoussante. » » [<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nb3" class="spip_note" rel="footnote" title="Simone de Beauvoir ’’Le deuxième  sexe’’ Tome2" id="nh3">3</a>].</p>
<p>« A mon avis, la conviction que les femmes sont sales, que les  organes génitaux sont sales, nous colle vraiment à la peau. Si je n’aime  pas qu’un type me jouisse dessus, je croie que c’est pour ça. Parce que  je me trouve sale. Je n’aime pas ça parce que j’ai l’impression que je  suis sale&#8230; et qu’eux ne le sont pas. Peut-être qu’eux, ça les lave. Le  fait qu’on se croie sale est très important. » [<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nb4" class="spip_note" rel="footnote" title="Témoignage de J, ancienne  prostituée, dans : La prostitution. Quatuor pour (...)" id="nh4">4</a>].  Il est donc clair qu’en réalité, l’idéologie puritaine rejette la  liberté sexuelle et non la prostitution car cette dernière lui sert  d’exutoire. Les puritain-e-s ont intérêt à entretenir la confusion entre  les deux pour occulter l’existence potentielle ou vécue d’une  jouissance inaliénable.</p>
<p>On peut constater que l’Eglise a réussi son entreprise de  conditionnement mental durable et profond car la prostitution remplit  toujours son rôle de force de répression contre la libération des  personnes dominées en imposant l’image d’une vénalité « naturelle » et  le sentiment de culpabilité dans leur sexualité. « L’une des pires  choses, c’est de faire semblant. Il fallait mimer l’orgasme. Les hommes  l’attendent parce que c’est la preuve de leur virilité.C’est une des  pires choses. Ça, c’est vraiment se conduire en putain, cette  malhonnêteté. » [<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nb5" class="spip_note" rel="footnote" title="Témoignage de J, ancienne  prostituée, dans : La prostitution. Quatuor pour (...)" id="nh5">5</a>]</p>
<p>Au contraire, la véritable liberté sexuelle fait du désir et de la  jouissance de chaque personne une fin en soi et exclut les « non-dits »,  la simulation ainsi que les rapports de domination.  Les « travailleu-se-r-s du sexe » qui réclament la règlementarisation de  la prostitution déclarent souvent ne pas vendre leur corps mais un  « service sexuel ». Ce « service » se traduit quoi qu’il en soit par une  mise à disposition du corps. Une sorte de location, comme si le corps  d’une personne était un objet&#8230; un objet extérieur à elle-même. Et  c’est à ce rapport de chosification et de division avec leur propre  corps que les personnes prostituées sont contraintes de se soumettre  pour satisfaire les exigences de leur clientèle.  Cette vision réductrice du corps devenu objet est banalisée car  profondément intégrée dans les mentalités. Ils influencent les prises de  position des réglementaristes et des légitimistes qui accusent les  abolitionnistes de puritanisme.  Il est pourtant le fruit du conditionnement mental puritain qui consiste  à vouloir séparer ce qui est supposé être « le corps » de ce qui est  supposé être « l’esprit » en les plaçant dans un rapport hiérarchique.  Puisque le corps est jugé « inférieur », il peut alors servir  d’ustensile, d’outil de travail.</p>
<p>Cette division hiérarchique sert aussi de support à l’exploitation  capitaliste en général, qu’elle se traduise par le salariat où par  n’importe quel autre forme de rapport marchand. Cependant, dans la  prostitution ce ne sont pas seulement certaines parties du corps qui  sont utilisées, mais le corps tout entier selon les envies du client  qui, comme dans tous commerce est « roi ». « Le pire, dans la  prostitution, c’est qu’on est obligé de vendre, non seulement son sexe,  mais aussi son humanité. C’est ça le pire : ce qu’on vend, c’est sa  dignité humaine. » [<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nb6" class="spip_note" rel="footnote" title="Témoignage de J, ancienne  prostituée, dans : La prostitution. Quatuor pour (...)" id="nh6">6</a>]</p>
<p>Le mot « travail » vient du latin « tripalium » qui désignait un  instrument de torture. Et jusqu’à maintenant, il a gardé son sens  premier : la souffrance, la pénibilité, le tourment. Il inclut un sens  sacrificielle et appartient à la morale religieuse : « Tu travailleras  désormais à la sueur de ton front [...] » (La Genèse). D’ailleurs, le  « Qui ne travaille pas ne mange pas. » de St Paul fait écho à la morale  capitaliste et à ses conséquences désastreuses. Pour vivre (ou survivre) il faudrait se soumettre à l’obligation de  sacrifier son temps et son corps, gâcher une partie plus ou moins  importante de sa vie et de sa santé dans la souffrance.</p>
<p>Avec le développement de la bourgeoisie, le sens de ce mot s’est  élargi à celle d’activité marchande, l’inscrivant ainsi dans la  dimension de l’échange qui induit la compétition entre les individus et  leurs inégalités économiques et sociales. L’idéologie du travail  s’impose et emprisonne les personnes dans cette obligation du « don –  contre don » qui sert de justification « indiscutable » à la domination  et à l’exploitation.  Par conséquent, il n’est pas étonnant que le  travail soit une valeur d’extrême droite. A l’entrée du camps de  concentration d’Auschwitz il était écrit « Le travail rend libre » et la  devise du Maréchal Pétain était « Travail, Famille, Patrie ».</p>
<p>Pour que le travail soit aboli, il faudrait que les activités utiles  soient distribuées et exercées dans une dynamique de partage et de  gratuité qui prenne en compte les besoins et les désirs de chaque  personne, et non dans un maintien des rapports marchands qui, eux, sont  basés sur une logique d’échange.</p>
<p>D’autre part, par le biais de la pornographie commerciale dite  « professionnelle », de la publicité sexiste et des différentes formes  de prostitutions, le capitalisme a intérêt à faire passer la  consommation de sexe pour de la liberté sexuelle.  Elene Vis, fondatrice de « l’école du sexe » au Pays-Bas déclare à ses  élèves « Vous pouvez parler de techniques de vente. Vous devez vous  vendre et peu importe qu’il s’agisse de votre propre corps ou  d’aspirateurs. Le principe est le même ».  Vouloir qu’un acte sexuel puisse être un « service » rendu dans le cadre  d’un échange revient à vouloir défendre l’idée selon laquelle les  personnes dominées doivent « naturellement » s’abstenir de rechercher le  plaisir pour elles-mêmes. C’est vouloir que la sexualité soit un  produit qui se vend plutôt qu’un plaisir qui se partage. La  prostitution, c’est l’aliénation de la sexualité au capitalisme !</p>
<p>Vouloir la création d’un statut professionnel de &laquo;&nbsp;travailleu-se-r-s  du sexe&nbsp;&raquo; c’est reconnaître une utilité sociale à la prostitution, c’est  adhérer à la morale puritaine, à la marchandisation et au patriarcat. La  prostitution ne représente aucun danger pour le système. Au contraire,  elle est à son service et le sert avec une efficacité redoutable  lorsqu’elle se revendique « librement choisie ».</p>
<p>La loi Sarkozy contre le « racolage passif » criminalise les  personnes prostituées les plus vulnérables. L’écrasante majorité d’entre  elles n’ont pas choisi de se prostituer parce qu’elles en éprouvaient  le désir, mais pour survivre en espérant que cette situation sera  temporaire. Pourtant ce n’est pas à elles que les médias capitalistes et  machistes ont donné la parole au moment de la promulgation de cette  loi, mais à des commerciales du sexe ultra minoritaires qui s’inscrivent  dans une démarche règlementariste et/ou légitimiste et non pas  révolutionnaire, revendiquant le titre de « travailleu-se-r-s du sexe ».  Leur argument central est que la prostitution serait majoritairement un  « choix professionnel », et que son existence serait une nécessité.</p>
<p>C’est ce que pensent également les anti-féministes (comme par exemple  Eric Zémmour), dont celles et ceux qui, comme Elizabeth Badinter,  affichent une étiquette de « féministe ». Le discours de Christine  Boutin et Chantal Brunel (députée UMP de Seine-et-Marne) est plus  hypocrite encore, car tout en admettant que la prostitution est une  violence faite aux femmes, elles préconisent la réouverture des maisons  closes.</p>
<p>On entend souvent « Si elles déclarent que c’est un choix, où est le  problème ? ». D’une part elles sont ultra-minoritaires à déclarer que  « c’est un choix » même si elles s’expriment au nom de toutes. D’autre  part, qu’entendons-nous par « c’est un choix » ? Dans le cas d’un objet, « l’essence – c’est à dire l’ensemble des  recettes et des qualités qui permettent de le produire et de le définir –  précède l’existence » (J-P Sartre). Le concept « table » précède et  conditionne la fabrication de tables. A l’inverse, pour les humain-e-s,  l’existence précède l’essence car aucune divinité n’est à l’origine de  notre « création ». « Il n’y a donc pas de nature humaine puisqu’il n’y a  pas de dieu pour la concevoir » (J-P Sartre).  Nous existons d’abord, nous nous définissons ensuite par l’ensemble de  nos actes. Chaque personne est donc responsable de ce qu’elle est, car  elle n’est pas l’oppression qu’elle subit ni l’un de ses actes isolé des  autres.  Elle est ce qu’elle choisi de faire et de dire dans les limites de la  marge de manœuvre dont elle dispose qui  dépend du contexte dans lequel  elle se trouve. Elle est son propre projet, le fruit de ses choix, de  ses choix uniquement, et l’injustice dont elle est la cible ne la  définit absolument pas. Être conscient-e-s nous oblige en permanence à  faire des choix car nous n’avons pas d’instinct pour nous dicter notre  conduite.</p>
<p>La responsabilité que la condition humaine nous confère peut être  angoissante, mais elle est aussi le signe de nos libertés potentielles.  La plupart des choix sont des choix par dépit, des choix stratégiques de  survie ou d’auto-destruction matérielle et/ou psychique, plus rarement,  nous estimons avoir l’opportunité de choisir par désir. Tout acte  humain est donc le résultat d’un choix, mais ce choix est la plupart du  temps un consentement sans désir.  Au sein des armées, il y a des individus qui y sont entrés  volontairement, parce qu’ils adhèrent à l’idéologie militariste. Il y a  aussi des personnes qui y sont entrées volontairement, mais sans désir  ni conviction, parce qu’elles ne voyaient pas d’autre moyen pour  survivre. Et il y en a aussi qui sont enrôlées de force, parmi elles  certaines font le choix de tenter une évasion et d’autres se suicident.</p>
<p>On ne peut pas défendre la liberté sexuelle en se satisfaisant de la  notion de consentement (qui d’ailleurs convient parfaitement à la  justice étatique dans de nombreux cas de viols). Il est très fréquent  qu’une personne consente à avoir une relation sexuelle, non pas parce  qu’elle en éprouve le désir mais parce qu’elle pense qu’elle le doit, ou  estime ne pas pouvoir s’y soustraire sans prendre de risques qu’elle ne  pourrait supporter. Une passe, c’est un viol tarifé !</p>
<p>L’expression « liberté de choix » avancée dans les discours  réglementaristes sonne creux&#8230; Au travers de son utilisation, il  apparaît une confusion entre la définition de la liberté dans la  doctrine libéraliste et la définition de la liberté d’un point de vue  anarchiste. Pourtant, d’un côté on s’inscrit dans un système de  compétitions et de performances qui répartie les possibilités d’exercer  le libre arbitre de manière inégale. De l’autre côté on estime que la  véritable liberté, celle pour laquelle on se bat, ne peut s’accomplir  que dans l’égalité économique et sociale inconditionnelle.  Il est évident que ces deux définitions s’opposent même si les  « travailleu-se-r-s du sexe » déclarent choisir leur clientèle et  prétendent aimer « le sexe ».</p>
<p>Mais il y a aussi des personnes prostituées qui choisissent de  demander de l’aide aux services sociaux et aux associations  abolitionnistes pour trouver la force et les moyens de quitter la  prostitution. Je suppose qu’elles ont leurs raisons&#8230; leurs situations  sont compliquées et elles sont très nombreuses aux regard des moyens  dont disposent ces services sociaux et ces associations. En faisant l’apologie de la prostitution, les « travailleu-se-r-s de  sexe » font un choix idéologique et politique ultra-libéraliste et non  libertaire, de la propagande par l’acte contre la liberté sexuelle.  « Une liberté qui ne s’emploie qu’à nier la liberté doit être niée »,  Simone de Beauvoir. Adhérer à leurs discours n’est pas compatible avec  une quelconque solidarité a l’égard de l’écrasante majorité des  personnes prostituées.</p>
<p>C’est facile de se proclamer « de gauche », voir « libertaire » comme  le font certains individus favorables à la prostitution. Certains  groupuscules et partis d’extrême droite se prétendent bien anti-racistes  et/ou féministes, eux aussi&#8230; C’est un moyen très efficace pour  brouiller les pistes que de se vautrer, avec une bonne rhétorique, dans  la malhonnêteté intellectuelle avec ou sans paillettes. Pour  l’auditoire, il peut apparaître plus confortable de se blottir dans le  voile rassurant d’une négation bien ficelée. Il y a bon nombre de lâches  et de crédules avides de clichés nourrissant leurs fantasmes de  domination pour croire à des déclarations proférées par des personnes  qui s’autoproclament représentatives parce qu’elles parlent beaucoup  plus fort que les autres. Par contre c’est très compliqué, pour le plus grand nombre des personnes  prostituées de faire entendre leur véritable point de vue. Non  seulement parce que les médias ne leur donnent que très rarement la  parole, mais aussi parce que dans la prostitution le mensonge et la  simulation sont obligatoires, vis à vis de la clientèle avérées ou  potentielles, des « collègues », et des proxénètes, c’est une question  de survie.</p>
<p>Alors, entre l’écrasante majorité des personnes prostituées qui ne  disposent pas de la marge de manœuvre nécessaire pour s’exprimer  librement, et les « travailleu-se-r-s du sexe » qui utilisent les médias  pour vanter les mérites de la servitude sexuelle volontaire, il y a  effectivement une différence fondamentale.</p>
<p>Il est aberrant de croire que quiconque a la capacité de parler à la  place, ou au nom de l’ensemble des personnes prostituées. Cela  reviendrait à croire qu’elles ont toutes le même point de vue. C’est  nier une grande part de ce qui fait leur condition humaine, à savoir  leurs subjectivité. Parmi les personnes sans-papiers, il y en a qui se battent pour la  régularisation de tout le monde et pour la liberté de circulation  inconditionnelle. Il y a aussi des sans-papiers qui défendent la  régularisation au cas par cas, et même des personnes régularisées qui  exploitent des nouve-lles-aux sans-papiers. De nombreuses personnes  sans-papiers sont isolées et épuisées par tout ce qu’elles supportent et  estiment ne pas avoir la force de se battre dans une dimension  collective. Il y a des femmes victimes de violences conjugales qui se  révoltent, s’organisent et/ou vont chercher de l’aide pour échapper à  leurs oppresseurs. D’autres croient avoir mérité les coups qu’elles ont  reçu. Et certaines pensent que lorsque cela arrive à la voisine, cette  dernière « l’a bien cherché ». Je pourrais multiplier les exemples  d’exploitation, d’oppressions, d’aliénations et de stigmatisations, on  retrouve partout la même diversité d’opinions.</p>
<p>Quand on a la chance de pouvoir s’exprimer librement, il est plus  honnête d’admettre sa propre subjectivité et de l’assumer. Ma  subjectivité, quant à elle est influencée par l’idéologie à laquelle  j’adhère. Et elle me conduit à choisir mon « camp », du côté des  personnes prostituées, et non de celui des « travailleu-se-r-s du  sexe ».</p>
<p>L’Etat français se prétend abolitionniste alors que sa politique est  un mélange de règlementation (prélèvement d’impôts sur les revenus des  personnes prostituées, reconnues par le Trésor Public comme  « Travailleurs indépendants », ce qui les condamne à une rentabilité  accrue, participe à leurs fréquents endettements et fait de l’Etat le  premier proxénète de France) et de prohibition (lois contre le  « racolage passif »). La confusion entre abolitionnisme et  prohibitionnisme est récurrente dans les discours des réglementaristes.  Le prohibitionnisme, comme le réglementarisme découlent logiquement de  tout système étatique et/ou capitaliste. Alors que l’abolitionnisme est  la position la plus cohérente avec les valeurs fondamentale du  communisme libertaire révolutionnaire.</p>
<p>Un des arguments du réglementarisme est basé sur la croyance en une  amélioration de la situation sociale et sanitaire des personnes  prostituées. En réalité, il leur impose  un contrôle médical accompagné  d’une inscription sur les registres policiers. Il fait le jeu des  proxénètes qui bénéficient d’une forte complicité de la part de la  police.  Et les personnes prostituées préfèrent majoritairement la  clandestinité à ce fichage qui scelle leur ancrage dans la prostitution.</p>
<p>Dans le cadre d’une réglementarisation complète de la prostitution,  il serait logique que le Pôle Emploi tente d’imposer aux chomeu-se-r-s  en fin de droit des postes de « travailleu-se-r-s du sexe » dans les  maisons « ouvertes » de C. Brunel.  Les politiques réglementaristes et prohibitionnistes sont présentées  comme opposées, pourtant leurs effets se ressemblent&#8230;   Une des revendications des associations de « travailleu-se-r-s du sexe »  est la légitimation de la prostitution.  L’association parisienne « LesPutes » par exemple, proposent la création  d’écoles européennes qui formeraient des « expert-e-s », c’est-à-dire  des personnes dont les compétences sexuelles seraient supérieures à  celles des autres. Ceci ne pourrait que renforcer la présence, déjà  envahissante, des notions de performance, de compétition et de  concurrence dans la sexualité, ce qui correspond, là encore, à une  conception de la liberté sexuelle ultra-libéraliste et non libertaire.</p>
<p>Quelques &laquo;&nbsp;travailleu-se-r-s du sexe&nbsp;&raquo; regroupé-e-s dans ces  associations règlementaristes et légitimistes s’insurgent contre ce  qu’elles nomment une « victimisation » de la part des abolitionnistes.  Cependant, elles victimisent volontiers leur clientèle, notamment avec  des slogans comme « Touche pas à mon client ».  Le statut de victime n’est pas une identité dégradante mais le résultat  d’une situation injuste, et sa prise de conscience est nécessaire à la  révolte et au désir de libération. Se reconnaître et être reconnu-e  comme victime est la première étape d’un processus qui va permettre à la  personne de se reconstruire et de se libérer du sentiment de  culpabilité induit par les humiliations. C’est aussi pour cela qu’il est  important de s’opposer à la véritable victimisation, celle des  coupables que sont les prostitueurs, clientèle et proxénètes en tête.  Car en victimisant les coupables on culpabilise les victimes et on tombe  dans une sorte de négationnisme.  Très à la mode en ce moment, le rejet de la notion de victime résulte  d’un narcissisme fondé sur l’admiration de l’image du dominant. Et de  fait, ce rejet est totalement anti-subversif. En effet, s’il n’y a pas  de victime, alors c’est qu’il n’y a pas d’injustice et aucune raison de  combattre, ni même de critiquer ce « merveilleux » système.  Les pro-prostitution, « travailleu-se-r-s du sexe » ou pas, nient la  sordide réalité du vécu concret de l’écrasante majorité des personnes  prostituées, de la traite de centaines de milliers d’ humain-e-s dont  certain-e-s sont des enfants et des profits financiers qu’elle génère  pour les proxénètes.</p>
<p>Lorsque le capitalisme, le puritanisme et le patriarcat auront été  abolis, la prostitution sous toutes ses formes aura disparu !</p>
<p>Alors battons nous pour de meilleurs droits pour tou-te-s, des droits  inconditionnels et non soumis au statut de « travailleu-se-r du sexe »  (ni même de travailleuse-r de quelque domaine que ce soit).  Pour l’égalité économique et sociale !</p>
<p>Pour la suppression des lois qui taxent, criminalisent et empêchent  les personnes prostituées de s’échapper de la prostitution !</p>
<p>Pour l’annulation totale des dettes qu’elles ont contractées ! Pour  une augmentation conséquente des montants de minimas sociaux, assortie  de la suppression de l’obligation qui incombe aux bénéficiaires de  « s’inserrer professionnellement » !</p>
<p>Pour une augmentation conséquente des moyens attribués aux  associations et services sociaux abolitionnistes afin de pouvoir  proposer à toutes les personnes prostituées un accompagnement social et  un accès à des soins adaptés.</p>
<p>Régularisaton durable et sans condition de tou-te-s les sans-papier ! Pour une véritable liberté de circulation et d’installation et l’accès  aux même droits pour tou-te-s !</p>
<p>Pour une éducation sexuelle fondée sur la valeur inaliénable de la  sexualité de chaque personne !</p>
<p><i>Mélusine Ciredutemps</i></p>
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<hr class="spip" /><b>Pour approfondir la réflexion :</b> </p>
<p><img src="http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" height="11" width="8" /> L’excellent roman autobiographique de Jeanne Cordelier &laquo;&nbsp;La  Dérobade&nbsp;&raquo; (Phébus), qui raconte les quatre années de sa vie durant  lesquelles elle était prostituée.</p>
<p><img src="http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" height="11" width="8" /> &nbsp;&raquo;Anarchisme, féminisme, contre le système prostitutionnel&nbsp;&raquo;   Hélène Hernandez et Elisabeth Claude (Editions du Monde Libertaire).</p>
<p><img src="http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" height="11" width="8" /> &nbsp;&raquo;Femmes Libres&nbsp;&raquo; de Mary Nash (La pensée sauvage) qui met en  lumière l’organisation féministe et anarchiste espagnole « Mujeres  Libres » de 1936 à 1939.</p>
<p><img src="http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" height="11" width="8" /> &nbsp;&raquo;Planète sexe&nbsp;&raquo; de Franck Michel à propos du tourisme sexuel  et de ses liens avec les autres formes de prostitution (Editions  Homnisphères).</p>
<p><img src="http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" height="11" width="8" /> L’article de Mona Chollet &nbsp;&raquo; Prostitution : les pièges du  pragmatisme&nbsp;&raquo;, sur « périphérie.org »  (malgré un désaccord concernant le  rapport prostitutionnel dans le mariage à l’époque où Simone de  Beauvoir a écrit Le Deuxième Sexe).</p>
<p><img src="http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" height="11" width="8" /> Le téléfilm en deux parties du réalisateur David Yates :  &laquo;&nbsp;Sexe trafic&nbsp;&raquo;.</p>
<p class="ps"> </p>
<h2 class="h2">P.-S.</h2>
<p class="crayon article-ps-7312  surlignable"> </p>
<dl>
<dt><a href="http://rebellyon.info/spip.php?action=acceder_document&#038;arg=10923&#038;cle=080c993f0c86bab3e3c8284b9686141604f6f08e&#038;file=pdf%2Fbrochure_prostitution.pdf" title="PDF - 319.3 ko"><img src="http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png" alt="PDF - 319.3 ko" height="52" width="52" /></a></dt>
<dt><b>Prostitution : liberté sexuelle ou liberté de consommer  du sexe ?</b></dt>
</dl>
<p>Une première version moins approfondie de cet article a été publiée  dans le <i>Courant Alternatif</i> d’avril 2008 (n°179) et est en ligne  sur le <a href="http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article337" class="spip_out" rel="external">site internet de l’Organisation  Communiste Libertaire</a>.</p>
<p class="liste documents documents_joints"> </p>
<h2 class="h2">Documents joints</h2>
<ul class="liste-items">
<li class="item"><b><a href="http://rebellyon.info/spip.php?action=acceder_document&#038;arg=10923&#038;cle=080c993f0c86bab3e3c8284b9686141604f6f08e&#038;file=pdf%2Fbrochure_prostitution.pdf" title="Télécharger">Prostitution : liberté  sexuelle ou liberté de consommer du sexe ?</a></b> 			<span class="small">(<span>PDF – 319.3 ko</span>) </span></li>
</ul>
<p class="notes surlignable"> </p>
<h2 class="h2 pas_surlignable">Notes</h2>
<p>[<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nh1" id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote">1</a>]  Témoignage de J, ancienne prostituée, dans : La prostitution. Quatuor  pour voix féminines de Kate Millett (Denoël Gonthier – collection femme)</p>
<p>[<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nh2" id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote">2</a>] Simone  de Beauvoir ’’Le deuxième sexe’’ Tome1</p>
<p>[<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nh3" id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="footnote">3</a>] Simone  de Beauvoir ’’Le deuxième sexe’’ Tome2</p>
<p>[<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nh4" id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="footnote">4</a>]  Témoignage de J, ancienne prostituée, dans : La prostitution. Quatuor  pour voix féminines de Kate Millett (Denoël Gonthier – collection femme)</p>
<p>[<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nh5" id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="footnote">5</a>]  Témoignage de J, ancienne prostituée, dans : La prostitution. Quatuor  pour voix féminines de Kate Millett (Denoël Gonthier – collection femme)</p>
<p>[<a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html#nh6" id="nb6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="footnote">6</a>]  Témoignage de J, ancienne prostituée, dans : La prostitution. Quatuor  pour voix féminines de Kate Millett (Denoël Gonthier – collection femme)</p>
<p> </p>
<p><a href="http://rebellyon.info/Prostitution-liberte-sexuelle-ou.html" target="_blank">Source</a></p>
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		<title>Menaces sur l’éducation prioritaire : c’est CLAIR !</title>
		<link>http://lyon2enlutte.unblog.fr/2010/07/07/menaces-sur-leducation-prioritaire-cest-clair/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous prenons actuellement connaissance des établissements du second degré qui expérimenteront le programme CLAIR à la rentrée 2010. Ce dispositif devrait être généralisé à la rentrée 2011, dans le cadre d’une large « redéfinition de la carte de l’éducation prioritaire », pour les établissements qui en relèveraient encore. Il remplacera alors les dispositifs existants. Annoncé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous prenons actuellement connaissance des établissements du second  degré qui expérimenteront le programme CLAIR à la rentrée 2010. Ce  dispositif devrait être généralisé à la rentrée 2011, dans le cadre  d’une large « redéfinition de la carte de l’éducation prioritaire »,  pour les établissements qui en relèveraient encore. Il remplacera alors  les dispositifs existants. Annoncé par Châtel lors de la clôture des «  états généraux de la sécurité à l’école », ce programme encore bien  flou, est supposé être une réponse aux violences mais permettra surtout  d’expérimenter la gestion libérale de l’école de demain. Il comporte 3  mesures :<br />
<b>  </b></p>
<p><b>Recrutement direct par les chefs d’établissements</b><a href="http://lyon2enlutte.unblog.fr/files/2010/07/clairfede.pdf" id="p66"> </a></p>
<p>Les postes vacants et ceux qui se libèreront en cours de mouvement  intra 2010 seront bloqués. Les candidats qui manifesteront leur envie  d’être affectés dans ces collèges seront triés par le chef  d’établissement et seront affectés en fonction du choix de celuici. Sans  préciser, le ministre indique qu’ils auront « les moyens pour attirer  les professeurs déterminés ». Parle-t-il de salaire au mérite ou autres  formes de primes, on ne sait pas encore. Les chefs vont donc pouvoir se  choisir une vraie garde rapprochée sans rendre de comptes à quiconque.  Cela va dans la logique actuelle de l’augmentation de leurs pouvoirs  pédagogiques comme administratifs  : recrutement du personnel de vie  scolaire, extension des prérogatives du conseil pédagogique, possibilité  d’imposer encore plus facilement la DHG, autonomie croissante et  contractualisation des établissements&#8230; Petit à petit les pièces  s’assemblent et la perspective d’EPLE géré à la façon de  mini-entreprises par des « managers publics  » n’est plus une  caricature.</p>
<p><span id="more-67"></span></p>
<p><b>Recentrage exclusif sur le socle commun.</b></p>
<p>Là encore ce que nous craignions et dénoncions de longue date à  propos de ce SMIC scolaire finit par se réaliser. Pour le ministre,  c’est clair, dans ces établissements concentrant le plus de difficultés «  seule doit compter la validation du socle commun ». Ce n’est pas grave  si cela prive ces élèves de l’accès à des connaissances inscrites dans  les programmes disciplinaires mais absentes du socle ou s’ils ne  connaitront les sciences humaines seulement à travers une sorte de  compilation de culture générale&#8230; Le ministre doit certainement se dire  que cela n’en vaut pas la peine pour finir en LP ou apprenti  ? La  fameuse « égalité des chances » est toujours plus un mythe et l’école à  plusieurs vitesses, une réalité&#8230;</p>
<p><b>     Installation d’un « préfet des études » par niveau</b></p>
<p>Sorte de « super CPE », il sera responsable de la vie scolaire et du  suivi personnalisé des élèves pour un niveau donné. Cela pose un  certain nombre de questions. Quel statut pour ces personnels ? CPE,  professeurs volontaires déchargés ou payés en heure sup’ voir carrément  nouveaux personnels précaires à l’instar des « médiateurs de la réussite  scolaire » recrutés en CAE en 2009 ? Quelles relations avec les  personnels en place (CPE, PP&#8230;) alors qu’il est dit qu’ils auront «  l’entière responsabilité sur le plan pédagogique et éducatif » de leur  niveau respectif ? La Vie Scolaire aurait surtout besoin de plus de  stabilité et de statuts décents pour ses personnels dont la situation ne  cesse de se dégrader depuis la fin des MI-SE. Ajouter une couche au  mille-feuille ne ferra donc pas forcement du bien&#8230; Pourquoi ne pas  tout simplement acter la nomination d’un CPE par niveau dans ces  établissements ? En parallèle à ces mesures phares, le ministère annonce  pour les CLAIR, une plus grande liberté dans l’organisation et les  horaires, dans le projet pédagogique, ainsi qu’une ouverture à «  l’expérimentation ». Pour nous il ne s’agit là que d’un trompel’oeil. En  effet quelle réelle innovation pédagogique est possible dans le cadre  tronqué du socle commun et d’une autonomie qui ressemble plus à une  dictature managériale du chef d’établissement qu’à de l’autogestion !?</p>
<p>Sans oublier bien sûr la grève, les pistes de résistance sont  multiples : boycott du conseil pédagogique, refus de remplir les livrets  de compétence du socle commun, refus collectifs de toute  individualisation des objectifs par les chefs d’établissements, refus de  la contractualisation des moyens&#8230; Tous ces actes de « sabotage »  pédagogique et administratif n’auront bien sur de sens et de poids que  si ils sont décidés collectivement à l’échelle des établissements voir  coordonnés au sein des bassins ou réseaux. Nous encourageons la création  rapide d’intersyndicales ou collectifs locaux pour mobiliser sur ces  questions.</p>
<p>Pour la CNT- FTE, c’est donc CLAIR, il faut mettre en échec cette  nouvelle attaque contre l’éducation prioritaire, non seulement dans la  centaine de bahuts concernés dès 2010 mais aussi avec le soutien de tous  ceux qui seront touchés en 2011.</p>
<p><a href="http://lyon2enlutte.unblog.fr/files/2010/07/clairfede.pdf" id="p66"><img src="http://lyon2enlutte.unblog.fr/wp-includes/images/pdf.png" align="absmiddle" border="0" alt="Menaces sur l’éducation prioritaire : c’est CLAIR ! dans Actus pdf" />Tract de la CNT &#8211; FTE</a><a href="http://lyon2enlutte.unblog.fr/files/2010/07/clairfede.pdf" id="p66"></a></p>
<p> </p>
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		<title>(cahiers de vacances) Qu’est ce que le fascisme ?</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 10:52:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment comprendre le fascisme ? C’est un objet souple, fluide. Sans texte fondateur ni dogme, il a pu, selon les nécessités de l’instant, prôner en matière économique et sociale aussi le bien la non-intervention de l’Etat que le dirigisme. Le définir a donc toujours été un défi. Le fascisme se veut hors de définition, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://tempspresents.files.wordpress.com/2009/11/mostra-rivoluzione-fascista.jpg" width="220" height="284" alt="(cahiers de vacances) Qu’est ce que le fascisme ? dans Analyses mostra-rivoluzione-fascista" /></p>
<p>Comment comprendre le fascisme ? C’est  un objet souple, fluide. Sans texte fondateur ni dogme, il a pu, selon  les nécessités de l’instant, prôner en matière économique et sociale  aussi le bien la non-intervention de l’Etat que le dirigisme. Le définir  a donc toujours été un défi. Le fascisme se veut hors de définition, il  refuse d’être un « isme » comme les autres : Mussolini invente le terme  mais quand on lui demande ce qu’il recouvre il répond que la doctrine  du fascisme c’est le fait, son programme de gouverner l’Italie. Or,  définir un sujet, c’est poser une problématique, décider de limites,  affirmer un point de vue. Selon la définition que l’on choisit se  transforment l’objet historique, son analyse, la réalité même qu’on lui  prête. Ainsi, le terme « fascisme » ne se limite pas à l’Italie du Duce.  Pour les historiens, il est souvent question des  fascismes<i> </i>:  le cas transalpin, le nazisme, des mouvements et partis français,  roumain, croate, <i>etc.</i>, certes constitués par imitation  globalement, mais en intégrant des traditions propres.<span></span> Un florilège d’interprétations et de  représentations a donc existé quant à ce phénomène, plus ou moins  scientifiques et rationnelles. Les suivre et les décortiquer est à la  fois une manière de comprendre le fascisme et d’interroger ces  représentations pour comprendre ce qu’elles signifient par-delà leur  objet.</p>
<p><span id="more-64"></span></p>
<p><b><span>Le fascisme sur l’échiquier politique</span></b></p>
<p>Le positionnement du fascisme sur l’axe  droite-gauche sert à un nombre conséquent de polémiques. L’ambiguïté a à  voir avec la naissance du phénomène. Le mot fascisme est dérivé de la  fondation du premier faisceau par Mussolini à Milan le 21 mars 1919. S’y  trouvent des nationalistes d’extrême droite, des syndicalistes  révolutionnaires, des rescapés de l’interventionnisme de gauche qui  voyaient dans l’entrée en guerre de l’Italie la première phase  nécessaire de la révolution, des futuristes (artistes avant-gardistes ne  jurant que par le culte de la modernité technique, de l’élan vital, de  l’activisme irrationnel et du nationalisme agressif, et de la guerre  comme mode indispensable d’expression de tout cela).</p>
<p>Dès le départ il s’agit d’un mouvement  d’extrême droite certes mais d’une extrême droite atypique. Son nom  correspond à cette ambiguïté. Le faisceau était chez les étrusques un  symbole punitif, il devient un symbole d’autorité à Rome, puis d’unité.  Il est repris par la Révolution Française pour laquelle il symbolise ce  rapport de l’autorité et de l’unité des masses. C’est donc à gauche que  cette image revient en Italie durant le XIXè siècle, les  syndicalistes-révolutionnaires y créant des <i>fasci</i> entre les  années 1829 et 1895 essentiellement. Mais ils ne sont pas les seuls. Les  industriels du nord de l’Italie poussent à une guerre douanière avec la  France qui lamine les paysans du Sud italien. Sous l’effet de  l’exaspération les ouvriers agricoles de la région de Palerme  s’organisent en 1893 en « faisceaux » qui provoquent des manifestations  violentes, incendient des bâtiments publics. Ces faisceaux viennent  ainsi compléter le phénomène violent qui frappe la Sicile depuis le  début du XIXè : les <i>squadre</i>, des bandes armées, composées de  paysans et artisans, qui, sous l’égide d’un chef, se louent à des  notables siciliens (et sont, pour partie, à l’origine de la Mafia). A  partir de 1915, dans la perspective de l’union du pays en guerre, le mot  commence à être utilisé par des nationalistes italiens d’extrême gauche  (Mussolini). Mais en France dès la fin du XIXè,<sup> </sup>le mot avait  été récupéré par l’extrême droite, et dans l’Italie du début du siècle  il commence aussi à être utilisé par la droite nationaliste.</p>
<p>En somme, en partant ici de l’histoire  du mot, on arrive très naturellement à cette alchimie politique très  particulière qui veut dépasser le nationalisme et le socialisme  classiques en usant pour premier moyen de la violence et de la  glorification de l’italianité, d’un sentiment ethnique. Sa première  expression violente essentielle dans la marche vers le pouvoir, c’est le  squadrisme, terme qui renvoie à la pratique des équipes fascistes (<i>squadre</i>,  le terme est repris) qui font régner la violence. Le squadrisme est une  action-directe antisocialiste. Il s’agit donc d’allier une  revendication populaire et révolutionnaire à une action  contre-révolutionnaire et une pensée d’extrême droite. C’est un  contre-coup direct de la Révolution d’octobre et un effet de miroir.  C’est en conséquence de 1917 que l’extrême droite européenne passe d’un  discours prônant le rétablissement d’un ordre conservateur ancien à un  discours qui se dit « révolutionnaire » et prône la création d’un  « homme nouveau ».</p>
<p><b><span>Le fascisme comme césarisme ultra</span></b></p>
<p>Au départ Mussolini n’est qu’un membre  du Comité Central des faisceaux de combat, ce n’est en rien l’homme du  slogan « le Duce a toujours raison ». De même, l’obéissance n’est pas au  départ  entendu comme un aveuglement. Le programme de 1919 réclame le  droit de vote et l’éligibilité des femmes. Cela reste une revendication  des femmes fascistes jusqu’à ce que Mussolini supprime le  parlementarisme en 1926 (le droit ne sera reconnu en Italie qu’en 1946).  C’est justement ce point du culte du chef qui a le plus souvent permis  d’user du mot « fascisme » de manière passe-partout et péjorative.  Ainsi, en France, les affiches gaullistes et communistes se renvoyaient  l’épithète de fasciste (en particulier en l’attaquant sur la thématique  du culte du chef militaire ; <i>L’Encyclopédie soviétique </i>définissait  ainsi de Gaulle comme « général fasciste »).</p>
<p>Cette vision des masses et de leur  rapport au Chef a pu même produire des problèmes historiographiques.  Ainsi l’historien italien Renzo de Felice a-t-il fait scandale en Italie  en publiant une biographie de Mussolini en deux tomes en 1974 et 1975.  Jusque là le consensus historique italien affirmait que le fascisme  avait été une dictature imposée par un groupe d’aventuriers : les  Italiens étaient censés n’avoir aucunement adhérés au régime et à son  idéologie. Le poids des idées marxistes faisaient qu’il était  inacceptable de considérer que les prolétaires aient pu adhérer au  fascisme : seul était en cause le Grand capital. Or Renzo de Felice a  montré l’adhésion des masses au fascisme, le fait qu’elles crurent très  longtemps en son idéologie et la portèrent. Il a été accusé d’être lui  même un fasciste, de chercher à le réhabiliter. Si les réactions furent  si violentes c’est aussi qu’il soulevait, sans l’avoir voulu, un  problème : si les masses avaient adhéré au fascisme elles pouvaient  adhérer au néo-fascisme, or l’extrême droite néo-fasciste avait alors  connue une montée électorale. On considéra donc que les ouvrages de De  Felice signifiait aussi la possibilité d’un retour du fascisme et  « malheur au porteur de la mauvaise nouvelle » accusé de chercher à la  provoquer en légitimant la propagande néo-fasciste. En France, au début  des années 1970, les étudiants maoïstes, perturbaient les cours du  « fasciste » Marc Ferro : parler du fascisme autrement qu’en jugement  moral était se disqualifier. Aujourd’hui encore il est possible d’être  soupçonné quand on s’intéresse aux fascismes, quant on travaille sur  l’adhésion à ceux-ci. Ne pas travailler sur telle ou telle victime en  lieu et place serait le signe d’une fascination.</p>
<p>Par-delà les polémiques, De Felice a  imposé une grille analytique aux historiens : la distinction entre  fascisme-mouvement, au discours révolutionnaire et recrutant dans les  classes moyennes, et fascisme-régimes, jouant le jeu des forces  conservatrices et des élites traditionnelles. Ce distinguo est  fondamental pour comprendre le fascisme et ses contradictions externes.  Il amène aussi à comprendre un autre point que soulève De Felice : le  fascisme n’est en rien, même dans son fonctionnement d’Etat,  monolithique. Il y a de nombreux fascismes, de nombreux fascistes, et  bien moins que d’être un César-Dieu le Duce est celui qui ordonne et  équilibre la dialectique entre ces forces en étant leur élément commun  et leur arbitre reconnu.</p>
<p><b><span>Le fascisme comme idéal-type</span></b></p>
<p>La méthode de l’idéal-type fut mise au  point par Max Weber. Il s’agit d’une construction intellectuelle obtenue  en accentuant des éléments de la réalité historique de façon à obtenir  un tableau idéal qui ne correspond à aucune réalité empirique. Sont  ensuite comparés l’objet produit et le sujet historique étudié, ce qui  permet de saisir les spécificités de ce dernier. Pour le cas du  fascisme, l’historien suisse Philippe Burrin a ainsi dressé un  idéal-type basé sur son expérience historique en Italie. Il définit donc  comme suit l’idéal-type fasciste : irrationalisme ; nationalisme  ethnique ; impérialisme ; rassemblement national ; unification et  mobilisation de la population sur des valeurs de foi, de force et de  combat ; communauté inégalitaire ; militarisation de la société afin  d’assurer le projet impérialiste. Cette vision provient de la société de  la Grande Guerre, et il s’agit bien de parvenir, avec le fascisme, à ce  que la communauté nationale soit soudée en temps de paix comme elle  l’est en temps de guerre. La seule allégeance socialement admise est  celle au Chef qui personnifie et le Peuple et la Nation. La ferveur et  l’enthousiasme dans la soumission à ce Chef sont obligatoires.  L’enthousiasme est préservé et amplifié par une théâtralisation de la  politique. Celle-ci exalte les valeurs irrationalistes : héroïsme de la  jeunesse, instinct guerrier, <i>etc</i>. Ces valeurs dotent le  fascisme d’une impulsion anti-bourgeoise mais le bourgeois n’est pas,  comme chez les marxistes, le propriétaire des moyens de production, mais  l’incarnation d’un mode vie sédentaire, hédoniste, égoïste.</p>
<p>L’usage de cet idéal-type permet de  discriminer les idées, régimes et mouvements, et d’ainsi mettre au clair  ce qui est souvent flou pour nombre de citoyens : les limites du  fascisme. On voit de la sorte immédiatement que Vichy n’est pas fasciste  puisque le régime est dénué de tout impérialisme, alors qu’Hitler  correspond à une vision extrême de ce schéma, ne fixant aucune limite à  son impérialisme  en déclarant « tout être tend vers l’expansion et tout  peuple vers la domination mondiale ». Par ailleurs, ce choix de méthode  permet de récuser l’analyse du politologue israélien Zeev Sternhell qui  considère que le fascisme naît au XIXè dans la société française  contestant le système républicain, mais elle permet en revanche d’user  du terme de fascisme pour des phénomènes politiques postérieurs à 1945  (ce que récusent vertement nombre d’historiens allemands, par exemple  Ernst Nolte). Sont ainsi brisées les illusions chronologiques.</p>
<p><b><span>Le fascisme éternel</span></b></p>
<p>Umberto Eco, entre autres, a poussé le  raisonnement jusqu’à son maximum : il existerait un fascisme dans  l’Eternité, l’Ur-fascisme, une puissance de combat contre la liberté et  le progrès, qui traversait toute l’histoire sous différents noms mais  qui serait toujours le fascisme. Le philosophe Karl Popper a lui ramené  l’histoire de l’humanité au combat entre deux modèles sociaux qui  seraient toujours présents et dont le combat serait le moteur de  l’histoire. Ici l’histoire commence au Vè<sup> </sup>siècle avant notre  ère en Grèce. Jusque là les hommes s’organisent en société tribales,  unifiées en leur sein jusqu’à l’uniformité de ses membres soumis à leur  chef. Mais à cette date provint le siècle de Périclés, Athènes et toute  la révolution qu’elle représente. L’histoire se déroule alors : contre  Athènes, Sparte, contre la République, le fascisme. A chaque fois,  aurait lieu le combat entre la « société ouverte », prête aux libertés,  aux débats contradictoires, au cosmopolitisme sous toutes ses formes  (intellectuelles, culturelles, relationnelles), et la « société fermée »  d’autre part. Le danger de l’usage social de cette modélisation peut  alors être celui d’un usage politique manichéen ; ainsi dans notre temps  on aurait la « société ouverte », la démocratie de marché mondialisé,  et la « société fermée », l’islamisme – que l’on pourrait donc assimiler  sans ambages au nazisme, autre « société fermée », et on revient à la  fermeture de toute perspective analytique.</p>
<p>Si on sort de cette perspective de  philosophie appliquée au passé pour en faire le moule du présent, cette  modélisation peut devenir un formidable instrument de manipulation de la  complexité des phénomènes sur le thème de l’affrontement de l’axe du  Bien et de l’axe du Mal. Ainsi en France la reconversion de l’étudiant  en géographie Alexandre del Valle de la mouvance <i>völkisch</i> au  néo-conservatisme s’est-elle basée sur une assimilation grossière du  stalinisme, du nazisme et de l’islamisme. L’indigence intellectuelle et  l’inculture historique de ces conceptions sont accablantes, mais le  créneau lui a ouvert nombre de colonnes (<i>Le</i> <i>Figaro</i>, <i>Outre-terre</i>,  <i>Israël Magazine</i>, <i>etc</i>.). Dans un discours faussement  universitaire, toutes les fautes méthodologiques sont permises.  L’assimilation (alors qu’en histoire il est question de comparaison)  permet d’ergoter sur un fumeux « troisième totalitarisme » (l’auteur  omettant le fascisme italien dans son aventure éristique). Puisque les  éléments n’ont aucun point commun entre eux, les adeptes de cette  théorie en sont réduits à réviser le nazisme en le ramenant à  l’antisémitisme, l’islamisme à l’antijudaîsme, et à tracer un signe  d’égalité entre ces deux vides. Cela arme idéologiquement de très  nombreux signes internet, mais dans une faculté d’histoire ne mérite pas  mieux qu’un zéro pointé.</p>
<p><b><span>Le fascisme et les  racismes</span></b></p>
<p>Le fascisme est il un antisémitisme  traduit en doctrine politique comme on le laisse parfois entendre  aujourd’hui ? Non. Si l’antisémitisme est au cœur même du projet et de  la doctrine nazis, Mussolini n’est au départ pas plus antisémite que  philosémite, il n’a tout simplement que peu à faire d’une telle  question. Par rapport à la question du sionisme, son attitude n’a rien  d’idéologique mais est purement pragmatique : entre 1926 et 1932 il ne  cesse de soutenir vigoureusement la cause sioniste (pour déstabiliser la  Grande Bretagne) mais en 1937 il se découvre proche de l’Islam et  antisioniste, voulant se rapprocher du monde arabe dans sa perspective  de voir l’Italie redevenir la grande puissance méditerranéenne. Au début  des années 1930, la proportion d’Italiens juifs membres du Parti  National Fasciste est supérieur à cette même proportion dans la totalité  de la population italienne. On peut alors être juif et fasciste,  fasciste et philosémite, etc. La situation change ensuite totalement.  L’évolution est due aux élites du fascisme qui admirent le nazisme et  tendent à récupérer son antisémitisme fanatique.</p>
<p>L’antisémitisme s’intègre à partir de là  dans le cadre raciste du fascisme qui a toujours considéré que l’homme  blanc jouit d’une suprématie naturelle sur les autres races. La  législation antisémite en Italie (1938) est d’ailleurs consécutive de  l’adoption de mesures racistes à l’encontre des Noirs (1936) dans  l’Ethiopie conquise : c’est dans ce contexte général de ce qu’on nomme  « l’hygiène de la race » qu’elle s’inscrit, elle n’est pas l’axe  idéologique comme dans le nazisme. Malgré l’adoption d’une législation  antisémite, malgré une propagande antisémite qui va devenir de plus en  plus féroce avec la guerre, malgré la participation de l’Etat italien à  l’organisation de l’extermination de masse, le mouvement fasciste peine à  se convertir à l’antisémitisme et à sa mue exterminatrice. Bon nombre  de dirigeants fascistes sont outrés des mesures antisémites et estiment  qu’elles les déshonorent.</p>
<p>Pourtant tous les mouvements fascistes  européens ont été antisémites (dont l’italien donc). Cela s’intègre à  une hyper-valorisation de la communauté basée sur des critères  juridiques et/ou ethniques qui réclame de définir qui en est exclu.  Maurice Bardèche, l’inventeur du négationnisme, se définissait comme  fasciste mais quand il écrivait des livres doctrinaires il ne reprenait  pas ses fadaises négationnistes. A propos du judéocide, il écrivait  ainsi qu’il fallait en tirer la leçon historique : « il peut exister des  fascismes modérés », antisémites, avec une politique antisémite, mais  non exterminatrice. La focalisation sur la question de l’antisémitisme  est due à notre représentation d’aujourd’hui, découlant de l’effroi face  à Auschwitz. Elle introduit une confusion entre le nazisme comme  « fascisme radical », pour reprendre une formule de Philippe Burrin, et  le fascisme lui-même. La politique antisémite devient le seul critère  historique retenu, ce qui rend incompréhensibles fascisme et nazisme, ne  devenant qu’une explosion de haine homicide barbare.</p>
<p><b><span>Le fascisme comme culture</span></b></p>
<p>Pourtant, cette pensée d’un « fascisme  éternel » s’est nourrie des (excellentes) analyses historiques sur le  fascisme comme culture et non comme simple lieu politique. L’Américain  George Mosse a ainsi travaillé à la question du fascisme comme religion  civile, l’Anglais Roger Griffin a un fascisme comme mobilisation  palingénésique, le Français Pascal Ory a un fascisme comme naturisme  radical. La perspective d’un « fascisme générique », identifié en tant  que vision du monde a permis d’affiner considérablement notre  compréhension du phénomène.</p>
<p>Cependant, il est certain que le tout  culturel peut nous amener à surestimer des éléments. Qu’est ce qui fait  le nazisme, ce qu’il emprunte au romantisme allemand du XIXè ou sa  capacité à assassiner des millions d’individus ? Ce qui fait la  particularité historique des fascismes-régimes c’est d’avoir donner à  une idéologie sectaire destinée initialement à une marge fanatique les  moyens de l’Etat, telle qu’a su le montrer le Français Louis Dupeux. Ce  qui fait le fascisme c’est cette concordance entre l’idéologie  irrationnelle de la force et les moyens de l’Etat de la déployer. La  spécificité historique réelle des fascismes amène en ce cadre à les  considérer comme on ne considère nul autre événement historique. Comme  le fait remarquer l’Italien Gentile, personne n’a jamais cherché un  « bolchevisme générique » ou un « jacobinisme générique ». C’est ce qui a  poussé l’historien américain Robert Paxton a privilégier « le fascisme  en actions », une analyse empirique.</p>
<p><b><span>Le fascisme et le capital</span></b></p>
<p>Cette quête de permanence  culturelle  historique d’un phénomène pourtant si aisément daté, surgit surtout dans  les années 1970, quand le logiciel marxiste s’effondre. Le « tout  culturel » vient ainsi prendre la place du « tout est politique » tout  en conservant le schéma d’un grand dessein historique à l’œuvre. Il  était devenu patent que l’analyse marxiste du fascisme avait échoué.  Marx et Engels écrivent comme première phrase du <i>Manifeste du parti  communiste</i> (1847) que « L’Histoire de toute société jusqu’à nos  jours n’a été que l’histoire des luttes de classes ». Les marxistes ont  donc tenté d’interpréter le fascisme selon ce dogme premier. Le fascisme  ne serait qu’une réaction du Capital, une dictature ouverte et non  « douce » comme celle des démocraties bourgeoises. Le Grand capital  utiliserait le fascisme afin de pouvoir écraser le mouvement  révolutionnaire prolétarien. La naissance de la conscience  révolutionnaire du prolétariat ne rendrait plus possible la dictature  douce, celle des démocraties reconnaissant des libertés formelles pour  asservir la classe ouvrière. Avec le fascisme, le Grand capital  s’appuierait sur les classes moyennes, la petite bourgeoisie, paniquées  par la crise du capitalisme. Abattre le fascisme ce serait donc abattre  le Capital, et, durant un temps, s’allier à des socialistes ce serait  donc s’allier aux fascistes. La montée apparente des forces  contre-révolutionnaires ne serait que l’ultime soubresaut du capitalisme  et donc le signe de l’avènement très proche du communisme.</p>
<p>C’est cette définition du phénomène  historique qui explique pourquoi les communistes ont refusé la jonction  anti-fasciste avec les socialistes. C’est-à-dire que la réflexion sur la  définition historique a abouti à un événement historique majeur :  l’absence d’une opposition unifiée aux forces fascistes. Certains  communistes ont même considéré que le fascisme était positif en tant  qu’il représentait le stade final de la dictature capitaliste, et qu’il  accélérait, de par sa répression anti-communiste, la prise de conscience  du prolétariat. De manière dialectique le fascisme ouvrirait donc la  voie à la dictature du prolétariat (telle est la position de la <i>Pravda</i>  en 1933). Ceci va de pair avec l’affirmation de la fonction messianique  anti-fasciste du prolétariat qui amène à un véritable aveuglement face  au phénomène. En particulier, les marxistes se refusent à comprendre  comment le discours socialisant des fascismes et la rhétorique  antisémite peuvent séduire dans les masses ouvrières.</p>
<p>Le point de vue des marxistes c’est ne  considérer que les fascismes-régimes, refuser de voir les  fascismes-mouvements et ne pas voir le fascisme comme la dialectique  qu’il est mais tel un bloc monolithique. Rappelons qu’au congrès de  Vérone, qui se tient à la mi-novembre 1943 et où se décide l’orientation  du régime, Mussolini note que « Les tendances les plus étranges s’y  sont manifestées, dont certaines à la limite du communisme. Quelqu’un a  demandé l’abolition, pure et simple, du droit de propriété ! Nous  pourrions nous demander, en voyant cela, pourquoi nous avons lutté  pendant vingt-cinq ans contre les communistes ! ».Le fait de refuser de  voir la différence entre fascismes-régimes et fascismes-mouvements sert à  éviter de mettre en cause la théorie au détriment de la compréhension  du phénomène.</p>
<p><b><span>Le fascisme comme totalitarisme</span></b></p>
<p>Le terme « totalitaire » fut d’abord  utilisé par les ennemis de Mussolini entre 1923 et 1925, avant que ce  dernier n’instaura sa dictature, puis revendiqué par lui quand il  déclare que « pour le fascisme, l’Etat est l’absolu devant lequel les  individus et les groupes ne sont que le relatif. Individus et groupes ne  sont concevables que dans l’Etat ». L’Etat fasciste italien est ainsi  le seul à avoir revendiquer cette appellation de « totalitaire ».</p>
<p>Etat omniprésent, parti unique, culte du  chef, massacres de masse : ce sont là des points communs entre fascisme  italien, national-socialisme et stalinisme. Aussi un débat est-il né  très tôt quant à leur éventuelle même nature, débat relancé il y a dix  ans par <i>Le Livre noir du communisme</i>.  L’un des premiers a avoir  fait ce parallèle est un philosophe allemand d’extrême droite Moeller  van Den Bruck. Il écrivit dans les années 1920 que chaque nation aurait  son « socialisme national », pour les Russes le bolchevisme, pour les  Italiens le fascisme. C’était là un jugement laudatif. Dans les années  1930, ce sont partout en Europe les membres de la droite modérée qui  estiment que URSS et Troisième<sup> </sup>Reich ne sont que les deux  faces d’une même pièce. La signature du pacte germano-soviétique leur  paraît confirmer cette hypothèse. Ce sera aussi un des grands thèmes de  propagande anti-communiste de la guerre froide, tandis que la  théorisation du phénomène totalitaire, englobant nazisme et stalinisme,  est le fait d’Hannah Arendt, dans <i>Les Origines du totalitarisme</i>  (1951). Pour elle le totalitarisme correspond au III<sup>e </sup>Reich  et à l’URSS à la fin des années trente – elle exclue donc le fascisme  italien, elle le considère comme une dictature ordinaire simplement car  elle ne le connaît guère. A côté d’éléments historiquement très  critiquables, Arendt procède à une déconstruction de quelques  représentations, soulignant comment l’Etat totalitaire n’est pas une  pyramide avec son chef à son sommet, n’est pas le monolithisme, mais la  profusion de structures rivales (Etat / Parti ; milice / police ; <i>etc</i>.)  qui empêchent l’existence d’un véritable Etat stable, et permet au  totalitarisme d’entamer une course de transformations, une dynamique,  afin de faire toujours plus correspondre le réel à ses intentions, à son  idéologie.</p>
<p>Ces dernières années, l’attention des  observateurs paraît s’être déplacée de l’observation du Chef à celle des  victimes. Or, il s’avère justement que ces dernières soulignent les  grandes différences entre les régimes. Le nazisme élimine les êtres  qu’il trouve indésirables dans son ordre nouveau (juifs, tziganes,  homosexuels, slaves, <i>etc</i>.) mais il ne traque pas ceux qu’il  estime aptes par nature à appartenir à ce nouveau monde. Le stalinisme  consiste essentiellement à éliminer tout ceux qui, certes de manière  infinitésimale, contestent ou pourraient très éventuellement gêner  l’ordre établi. Par exemple, avant le début de la guerre 435 000 civils  d’origine polonaise sont déportés ou internés ainsi que 1 200 000  soviétiques d’origine allemande, 200 000 de ses derniers meurent durant  le trajet vers la Sibérie, <i>etc</i>. Il n’y a là aucun projet  idéologique raciste : c’est l’élimination de citoyens qui pourraient  gêner l’Etat en ayant des sympathies pro-allemandes. L’Etat se simplifie  la tâche en éliminant et déportant en masse de manière utilitariste. En  ce qui concerne les camps de travail le taux de mortalité moyen durant  cette période y est de 10% pour l’URSS contre entre 60 et 100% pour les  nazis. La brutalité stalinienne se fait d’abord à l’encontre de la  société soviétique : il s’agit d’éliminer tout ce qui pourrait très  éventuellement nuire à la stabilité du pouvoir étatique.  La violence  nazie, elle, n’est que peu une violence terroriste contre la société  allemande : elle n’est pas une répression préventive de sa population  mais une volonté d’extermination des groupes humains jugés indignes de  vivre dans l’ordre nouveau planétaire.</p>
<p>Le concept flou de totalitarisme tend  ainsi à transformer la complexité des faits historiques en supercherie  de l’arithmétique. S’il existe bien des parentés entre les régimes  soviétiques et nazis (monopole d’une idéologie d’Etat, embrigadement de  la population, violence de masse, mythe du chef, <i>etc</i>.) leur  assimilation au nom de la mathématique homicide, comme cela est souvent  fait depuis quelques années, est un non-sens historique. Cette  assimilation peut se faire dans un cadre moral, philosophique, mais non  historique Ou du moins : le concept de totalitarisme doit, comme tout  concept en histoire, s’utiliser en tant que moyen parmi d’autres. Les  rapprochements entre le fascisme italien, le nazisme, le stalinisme,  nous parlent d’un moment de l’Europe et d’un moment de l’Etat et de son  usage de la technologie. Leurs concordances nous parlent d’un moment de  l’histoire de la modernité. Qu’est ce que le totalitarisme sinon la  volonté que l’Etat représente le peuple tout entier, radicalisant ainsi  les principes de représentativité de la société par l’Etat ? C’est  l’histoire contemporaine elle-même qui est ici mise en question. C’est  aussi notre histoire à venir qui peut se dessiner quant à ces  principes : savoir représenter une société sans s’adonner aux crimes  contre l’humanité. Là où l’usage vulgaire du mot « totalitarisme » est  fait pour nous rassurer sur la mort de la bête immonde, l’idée qu’il  s’agisse d’un « système » montre la complexité du fonctionnement et son  potentiel devenir.</p>
<p>En ce qui concerne le fascisme on peut  certes s’approcher d’une définition, mais le mieux peut aussi être de  suivre Emilio Gentile quand il déclare s’en tenir à cette formule d’un  intellectuel italien écrivant en 1938 « définir le fascisme c’est avant  tout en écrire l’histoire. »</p>
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<p><b><span>Nicolas Lebourg</span></b></p>
<p>Source : http://tempspresents.wordpress.com/2009/11/24/nicolas-lebourg-quest-ce-que-le-fascisme/</p>
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<p>Conseils de lecture pour approfondir : (n&#8217;hésitez à entrer les vôtres dans commentaire, nous les rajouterons)</p>
<p>- <i>Sur le Fascisme, </i><i> </i>Daniel Guérin : Tome 1 : <i>La Peste Brune / </i>Tome 2 :<i> Fascisme et Grand Capital</i></p>
<p>- <i>Les Origines du totalitarisme, </i>Hannah Arendt</p>
<p><i>- </i><i>Comment vaincre le fascisme</i>, Léon Trotsky</p>
<p>- <i>La crise économique et le fascisme en France, </i>article de Berckman sur Rebellyon : http://rebellyon.info/La-crise-economique-et-le-fascisme.html</p>
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		<title>Arrestation d’un père de famille « sans-papiers » : un homme et sa famille en détresse.</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 13:47:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyon2enlutte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouredine BOUZIDI, un père de famille âgé d’une trentaine d’année a été arrêté sur son lieu de travail mardi dans l’après-midi au motif qu’il se trouvait en situation « irrégulière ». Son titre de séjour sur le territoire français n’est plus valable. Nouredine est arrivé en France en 2008 avec sa femme Soraya. Tous deux originaires d’Algérie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Nouredine  BOUZIDI, un père de famille âgé d’une trentaine d’année a été arrêté sur  son lieu de travail mardi dans l’après-midi au motif qu’il se trouvait  en situation « irrégulière ». Son titre de séjour sur le territoire  français n’est plus valable.<br />
Nouredine est arrivé en France en 2008 avec sa femme Soraya. Tous  deux originaires d’Algérie, Nouredine a fuit les services de police  algériens pour lesquels il travaillait , il a trouvé une fois en France  un emploi dans un cybercafé, et Soraya a repris ses études de Droit à  l’Université Lyon II.</p></blockquote>
<p class="crayon article-texte-7368  texte">Après avoir reçu fin  2009 un refus concernant leur demande d’asile (réexaminée par la cour de  recours de l’asile) et une obligation de quitter le territoire  français, le couple, dorénavant installé et parents de deux jeunes  garçons, a déposé un recours devant le Tribunal Administratif de Lyon  afin de défendre leur droit à vivre en France.  Alors qu’ils étaient en attente d’une date pour la tenue de leur  audience, et qu’une mobilisation se préparait au sein de l’Université où  a étudié Soraya durant toute cette année et de la crèche fréquentée  par leurs deux enfants, l’arrestation de Nouredine laisse seuls une mère  et ses deux fils, dans l’angoisse la plus totale. L’homme, placé en  garde à vue durant 24h puis retenu au centre de rétention administrative  depuis hier après-midi a fait appel et cet appel va être examiné  vendredi matin par le juge des libertés et de la détention (tribunal de  grande instance, 67 rue Servient). Il demande l’annulation de son  arrestation et sa mise en liberté . si le JLD refuse et confirme la  rétention il sera expulsable à tout moment .  Le tribunal administratif doit pouvoir statuer sur leur demande  concernant leur séjour en France .</p>
<p>Cet évènement, brusque et dramatique, est un véritable déchirement  pour cette famille et leur entourage.  En effet, le retour éventuel de Nouredine dans son pays d’origine, d’où  il a quitté la police, comporterait pour lui un grand danger. De plus,  avec lui ce sont une mère et ses deux enfants qui sont plongés dans une  profonde détresse, car la mère des deux bambins est hospitalisée pour  plusieurs jours, depuis aujourd’hui, soit la veille du passage de son  mari devant le juge des libertés, laissant ainsi les deux enfants privés  de leurs parents pour les jours qui suivent.  Cette situation inacceptable doit s’interrompre sans plus tarder, et ce  par la mobilisation du plus grand nombre en la faveur de cette famille  qui ne demande qu’à s’assumer pleinement dans le pays qu’ils ont choisi,  et pour que soit garantie leur sécurité et leur liberté.  Nous appelons à soutenir cette famille , par des fax et mails envoyés au  préfet et par une présence nombreuse lors de la séance du juge des  libertés et de la détention vendredi matin (cependant l’audience doit se  tenir dans le calme, pour que cela ne joue pas en la défaveur de  Nouredine face au juge).</p>
<p>Nous souhaitons que cette présence apporte le soutien indispensable à  cette famille et alerte le préfet sur la nécessité de faire droit à  leur demande.<br />
Nous vous demandons de diffuser largement cette information et  d’être présent le jour de l’audience, soit ce vendredi 25 juin à 10h00  au Tribunal de Grande Instance.</p>
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